mardi 26 août 2008
Les TIC, un nouvel enjeu pour les polices de l'Afrique de l'Est
Addis-Abeba, Ethiopie - La lutte contre la criminalité est devenue une activité encore plus complexe pour les agents de la force publique en Afrique de l'Est, les avancées notées dans le domaine des Technologies de l'information et des communications (TIC) offrant aux criminels ingénieux des moyens pour mener leurs activités par delà les frontières nationales, a affirmé, lundi, le chef de la Police éthiopienne.
"Le monde est aujourd'hui devenu un petit village et les criminels ingénieux peuvent maintenant accéder facilement à tout endroit du monde”, a affirmé, à Addis-Abeba, M. Workney Ghebeyu, directeur général de la Commission de la Police fédérale éthiopienne, à l'ouverture d'une réunion de hauts responsables de la Police des pays membres du Comité des chefs de Police d'Afrique de l'Est (EAPCCO).
Il a indiqué que les forces de Police de la sous-région doivent coopérer pour faire face, avec efficacité, à la hausse des activités criminelles, ajoutant que le succès de la lutte contre la criminalité dépend en grande partie de la réponse internationale et de la coopération entre nations.
M. Workney a noté que l'augmentation des actes terroristes, du trafic des drogues, des vols de véhicules, ainsi que des crimes économiques et financiers, du trafic illicite d'armes à feu et des vols de bétail font partie des domaines dans lesquels la collaboration entre Etats est cruciale si l'on veut combattre efficacement toutes ces formes d'activités illicites.
Il a également relevé que "l'émergence de nouvelles formes d'activités criminelles, comme la criminalité en matière d'environnement et sur la vie sauvage ainsi que le trafic des êtres humains et de migrants illégaux tendent à exacerber le problème aussi bien dans notre sous-région qu'au-delà, mais la Police se doit de les combattre et de les vaincre.
"Les actes criminels graves, tels que le terrorisme, ont déjà provoqué la perte de nombreuses et précieuses vies humaines et causé des souffrances indicibles aux populations. Les dommages imputables à ces actes criminels sont énormes, que ce soit en termes humains qu'en termes économiques", a-t-il poursuivi.
Les participants à la rencontre sont réunis dans le cadre du comité de coordination de la 10ème Assemblée générale annuelle de l'EAPCCO, également prévue à Addis-Abeba, les 27 et 28 août 2008.
Les pays membres de l'EAPCCO sont le Burundi, Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie et l'Ouganda.
La huitième réunion des ministres responsables des affaires de Police en Afrique de l'Est se tiendra ensuite le 29 août 2008.
Seront présentés aux participants à ces rencontres des rapports sur la criminalité dans les différents pays, essentiellement consacrés aux activités transnationales liées au terrorisme, au blanchiment de capitaux et au trafic des armes légères et des drogues ainsi que des exposés sur la formation des fonctionnaires de Police en matière d'enquête.
Des représentants d'Interpol, de l'Institut des Etudes en matière de sécurité (ISS), basé en Afrique du Sud et de l'Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime (UNODC) ont aussi été invités à l'Assemblée générale annuelle.
Addis-Abeba - 25/08/2008
Pana
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