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Rwanda par Cathy et José

L'Amour entre deux familles que le hasard a réuni .

dimanche 30 novembre 2008

Objectif: 700 km sur le chemin des Droits de l'Homme

Publié le 29/11/2008 10:42 | LaDepeche.fr

Célébration. Du 1er au 10 décembre, marches, courses et expositions de Castres à Albi vont fêter le 60e anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme.

200811291519_zoomLes membres du collectif tarnais DUDH autour de Mme Olgiati-Trochmé sur le lieu de départ du sentier du train à Castres. Photo DDM, Thierry Antoine.

Le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, proclamée le 10 décembre 1948, sera fêté à travers le monde de multiples façons. Dans le Tarn, où on a la chance d'avoir un collectif départemental très bien structuré, cet anniversaire sera dignement célébré avec une initiative originale que l'on doit au collectif basé à la Maison des associations de Castres : une marche symbolique de Castres à Albi. Initiative relayée par une série d'autres associations comme la Ligue des Droits de l'Homme, le MRAP, Vivre les Droits de l'Homme à l'école, Amnesty International, l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture). Et soutenue par plusieurs partenaires : le conseil général (qui abritera une exposition), la Région, l'Inspection académique, la Jeunesse et Sports, ou encore Radio Albigès.

un blog

La population sensibilisée par cette initiative - les organisateurs espèrent de nombreux participants - est invitée pendant la période du 1er au 10 décembre à parcourir, à pied, à vélo, à cheval pourquoi pas, des kilomètres sur le « chemin des Droits de l'Homme », en l'occurrence le sentier pédestre dit « du train » reliant Albi à Castres. En enregistrant leurs kilomètres sur le blog du collectif (dudh60tarn.canalblog.com). Objectif : atteindre au minimum les 700 km symboliques qui séparent le Tarn de Paris où fut signée la déclaration en 1948. « Ces parcours peuvent se faire en groupe ou individuellement, explique Mme Olgiati-Trocmé, l'une des responsables du collectif, et ceux qui ne sont pas à proximité de ce sentier peuvent effectuer des parcours à titre individuel : on pense que les 700 km seront largement dépassés ; la distance totale sera reportée sur une carte : elle pourrait atteindre l'Afrique du Sud de Nelson Mandella ou l'Alhabama de Martin Luther King ».

C'est le mercredi 10 décembre que le compteur sera arrêté, à 16h, à l'occasion d'un après-midi bilan et festif, dès 14h, à la fois à Castres, au gymnase du Travet, et à Puygouzon (où arrive le sentier du train), salle des fêtes, avec la participation de figures locales comme Maryline Salvetat, championne du monde de cyclo-cross et Yvette Trombetta, championne de France d'athlétisme. Des rencontres sportives auront lieu également, les clubs sportifs étant invités à se joindre à la fête tout comme les centres de loisirs de l'axe Castres-Albi. En cemercredi, les enfants sont invités à réaliser des dessins ou écrire des poèmes qui seront exposés à Castres et à Puygouzon. Le collège de Vielmur accueillera aussi des travaux d'élèves et la maison du conseil général, place du 1er-Mai à Castres, une expo sur le Droit des Enfants au Rwanda. Ceci jusqu'au 30 janvier. Car il s'agira aussi de sensibiliser les jeunes à l'importance des Droits de l'Homme, en les invitant à mettre en scène, en images ou en lecture, les 30 articles de la célèbre DUDH.

Pour bien leur rappeler aussi que selon l'article 1er: « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Jean-Claude Amigues

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mercredi 2 juillet 2008

DROITS DE L'HOMME • Louise Arbour tire sa révérence

La juriste canadienne, anciennement procureur en chef du Tribunal pénal international (TPI) pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie, vient de quitter ses fonctions de haut commissaire aux droits de l'homme. Bilan de quatre années de combat.
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Le 30 juin, au Palais Wilson à Genève, Louise Arbour a officiellement quitté son poste de haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. Son mandat de quatre ans que la juriste québécoise de 61 ans n'a pas souhaité renouveler pour des raisons personnelles n'a pas été une sinécure. Cédant après quelque résistance aux appels de Kofi Annan, elle avait fini par accepter de succéder au regretté Sergio Vieira de Mello [mort le 19 août 2003 dans l'attentat contre le siège des Nations unies à Bagdad]. En quittant le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme, celle qu'on juge "intelligente, honnête et engagée" laisse un héritage jugé globalement très positif.

De nombreux diplomates onusiens reconnaissent qu'il y a encore "pire que le poste de secrétaire général de l'ONU : il y a celui de haut commissaire aux droits de l'homme." Parmi les derniers prétendants encore en lice pour sa succession, l'ambassadeur du Mexique et ex-président du Conseil des droits de l'homme Luis Alfonso de Alba ne tarit pas d'éloges à son égard. "Elle a beaucoup contribué à profiler le Haut-Commissariat. Je regrette son départ car elle était en train d'accomplir un travail impressionnant", estime-t-il. Sous sa direction, le Haut-Commissariat est passé de 583 employés dans le monde en 2004, lors de son arrivée à Genève, à 948 en 2008. En outre, la présence du Haut-Commissariat sur le terrain s'est considérablement renforcée, puisqu'en quatre ans on est passé de 30 à 50 pays accueillant des bureaux nationaux ou régionaux. Quant au budget (régulier et extraordinaire) de l'institution, il a bondi de 172 millions de dollars [109 millions d'euros] en 2004-2005 à 312 millions pour la période 2008-2009.

Les chiffres ne reflètent qu'une partie de l'action de Louise Arbour. Comme le rappelle Andrew Clapham, directeur de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains, celle qui fut procureur général des Tribunaux internationaux pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie et qui inculpa Slobodan Milosevic pour crimes de guerre a charpenté la crédibilité de son institution. "Elle a donné beaucoup de poids aux droits de l'homme en les abordant sous l'angle juridique, en montrant qu'on peut les défendre devant des juges. Son passé de juge à la Cour suprême du Canada y est pour quelque chose", assure-t-il. C'est avec un courage qu'on lui reconnaît que Louise Arbour a adressé à la Cour suprême des Etats-Unis un amicus curiae, un document posant "amicalement" la question de la licéité des tribunaux militaires de Guantanamo Bay. Bien qu'il soit difficile de mesurer l'influence du document sur les juges américains, la Cour suprême a reconnu il y a quelques jours le droit des détenus de Guantanamo à se défendre devant la justice civile fédérale.

Consultant auprès de la Genève internationale [nom désignant les nombreuses organisations internationales siégeant à Genève], Yves Lador estime que Louise Arbour a été une excellente haut commissaire. Mais il reconnaît qu'elle a parfois mis la charrue devant les bœufs. "Elle voulait fusionner en un seul tous les comités des traités liés aux droits de l'homme. En outre, elle a multiplié les présences sur le terrain sans s'assurer que les moyens financiers suivaient", explique-t-il. Cette femme à poigne, courageuse, osant dire leurs quatre vérités tant aux Américains qu'aux pays musulmans, a dû constater que l'intégration des droits de l'homme dans tous les programmes onusiens avait reculé au point que certains se demandent si les droits humains constituent encore l'un des trois piliers de l'ONU. Pour Sébastien Gillioz, de l'ONG Human Rights Watch, la Canadienne "laisse un Haut-Commissariat en bien meilleur état que lorsqu'elle est arrivée. Mais les défis de son successeur ne manquent pas. A New York, les signaux à l'égard du Haut-Commissariat et du Conseil sont inquiétants."
Stéphane Bussard
Le Temps

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samedi 9 décembre 2006

Droits de L'Homme ,: communiqué

8/12/2006

Secrétaire général

SG/SM/10788
HR/4909
OBV/601


Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME: RESPONSABILITÉ DE PROTÉGER, FIN DE L’IMPUNITÉ, STRATÉGIE ANTITERRORISTE, AU RANG DES PRIORITÉS DE KOFI ANNAN


On trouvera ci-après l’allocution du Secrétaire général du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, le 8 décembre:


Je vous remercie d’être venus.  En cette dernière Journée internationale des droits de l’homme de mon mandat, la compagnie ne saurait être plus choisie que cette assemblée de personnalités éminentes dans le domaine des droits de l’homme venues du monde entier.


Ce n’est pas à vous que j’ai besoin d’expliquer l’engagement et la responsabilité assumés par l’ONU dans la promotion du respect des droits de l’homme dans le monde entier.  Je n’ai pas besoin non plus, hélas, de vous dire que, bien souvent l’ONU n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités.  Je sais qu’il y a 10 ans, beaucoup d’entre vous étaient sur le point de renoncer à tout espoir qu’une organisation regroupant des gouvernements, souvent eux-mêmes coupables de violations flagrantes des droits de l’homme, puisse un jour défendre efficacement les droits de l’homme.


Une de mes tâches prioritaires en tant que Secrétaire général a été de tenter de faire renaître cet espoir, en plaçant les droits de l’homme au cœur de l’action de l’ONU.  Je ne sais pas jusqu’à quel point nous avons su faire coïncider la réalité de l’ONU avec ma conception des droits de l’homme, troisième pilier de l’Organisation, au même titre que le développement ou la paix et la sécurité.


Développement, sécurité et droits de l’homme vont de pair; il faut avancer dans ces trois domaines ou pas du tout.  En vérité, quiconque prétend défendre les droits de l’homme sans rien faire pour la sécurité et le développement – notamment pour lutter contre le fléau de l’extrême pauvreté – perd toute crédibilité et nuit à la cause qu’il prétend défendre.  La pauvreté demeure à la fois la source et la conséquence de violations des droits de l’humanité.  C’est pourquoi, si nous voulons vraiment éliminer la misère, il nous faut aussi lutter pour faire respecter la dignité humaine, et inversement.


Êtes-vous plus certains aujourd’hui qu’il y a 10 ans qu’une organisation intergouvernementale peut réellement s’acquitter de cette tâche? Je crains fort qu’il faille répondre non et que les premiers actes du Conseil des droits de l’homme, pour lequel nous avons tous si ardemment lutté, ne soient guère encourageants.  Je propose donc que nous essayions ce matin d’analyser tous ensemble ce qu’il faudra faire en fait.

En premier lieu, nous devons donner un sens véritable à la notion de « responsabilité de protéger ».


L’an dernier, vous vous en souvenez, le Sommet mondial a officiellement souscrit à cette notion capitale – qui signifie essentiellement que le respect de la souveraineté nationale ne peut plus servir d’excuse à l’inaction face au génocide, aux crimes de guerre, au nettoyage ethnique et à d’autres crimes contre l’humanité.  Un an plus tard, pourtant, il semble, à en juger par ce qui se passe au Darfour, que nous n’ayons pas beaucoup progressé depuis les désastres de la Bosnie et du Rwanda.  Soixante ans après la libération des camps de la mort nazis et 30 ans après les massacres au Cambodge, la promesse « plus jamais » sonne bien creux.


La tragédie du Darfour sévit depuis plus de trois ans maintenant et des récits de centaines de villages détruits et de traitement brutal de civils, jusque dans les pays voisins, ne cessent de nous arriver.  Comment une communauté internationale qui prétend faire respecter les droits de l’homme peut-elle tolérer que ces horreurs continuent?


Il y a amplement de quoi blâmer les uns et les autres : ceux qui donnent plus de valeur à la notion abstraite de souveraineté qu’aux vies de familles réelles, ceux qu’un réflexe de solidarité place aux côtés des gouvernements et non des gens, et ceux qui craignent que toute intervention pour mettre fin au massacre ne mette en danger leurs intérêts commerciaux.


À la vérité, aucun de ces arguments ne saurait excuser, moins encore justifier, la passivité honteuse de la plupart des gouvernements.  Nous n’avons pas encore trouvé en nous le sentiment collectif d’urgence qui nous pousserait à agir.


Certains gouvernements ont tenté d’obtenir l’appui du monde du Sud avec une caricature de la responsabilité de protéger, qu’ils présentent comme une conspiration des puissances impérialistes pour reprendre la souveraineté nationale, si durement acquise par les anciennes colonies.  C’est absolument faux.


Nous devons faire mieux.  Nous devons exiger la responsabilité de protéger en norme internationale puissante, qui ne sera pas seulement citée mais mise en pratique partout et chaque fois qu’il le faut.


Avant tout, il ne faut pas attendre pour agir qu’il y ait effectivement un génocide: il est alors souvent trop tard pour intervenir efficacement.  Il y a deux ans, j’ai annoncé un plan d’action pour la prévention du génocide et j’ai nommé un conseiller spécial pour m’aider à le mettre en œuvre.  Ce qu’il fait est extrêmement précieux mais beaucoup reste à faire.  J’espère que mon successeur reprendra le flambeau et que les États Membres le soutiendront.


En deuxième lieu, nous devons mettre fin à l’impunité.


Nous avons fait des progrès en tenant certains pour responsables des crimes les plus graves de l’humanité.  La création de la Cour pénale internationale, les travaux des tribunaux de l’ONU pour la Yougoslavie et le Rwanda, les tribunaux mixtes en Sierra Leone et au Cambodge et les diverses commissions d’experts et d’enquêtes proclament la volonté de la communauté internationale de ne plus laisser de tels crimes impunis.


Et pourtant c’est encore ce qui se passe.  Mladic et Karadzic et les chefs de l’Armée de résistance du Seigneur –pour n’en nommer que quelques-uns– sont encore en liberté.  Si ces individus inculpés de crimes de guerre ne sont pas traduits en justice, rien ne dissuadera ceux qui voudront les imiter.


D’aucuns disent qu’il faut parfois sacrifier la justice dans l’intérêt de la paix.  J’en doute.  Nous avons vu en Sierra Leone et dans les Balkans que la justice est au contraire une composante essentielle de la paix.  De fait, elle contribue souvent à une paix durable en enlevant toute légitimité aux individus qui représentent la menace la plus grave et en les poussant dans la clandestinité.  C’est la raison pour laquelle il ne doit jamais y avoir d’amnistie pour le génocide, les crimes contre l’humanité et les violations massives des droits de l’homme, ce qui ne ferait qu’encourager les auteurs des massacres d’aujourd’hui – et les auteurs potentiels des massacres de demain – à poursuivre leur œuvre vicieuse.


En troisième lieu, nous avons besoin d’une stratégie antiterroriste dans laquelle les droits de l’homme n’inspirent pas seulement un attachement de pure forme mais sont véritablement le fondement de l’action.


Tous les États ont convenu l’an dernier que « le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, constitue l’une des menaces les plus sérieuses contre la paix et la sécurité ».  Ils avaient raison.  Le terrorisme est en soi une atteinte aux droits de l’homme les plus fondamentaux, en commençant par le droit à la vie.


Or, ils ne peuvent s’acquitter de cette obligation en violant eux-mêmes les droits de l’homme, ce qui revient à renoncer à leur autorité morale et à faire le jeu des terroristes.  C’est pourquoi les prisons secrètes n’ont pas de place dans notre lutte contre le terrorisme et que tous les lieux de détention des individus suspectés de terrorisme doivent être accessibles au Comité international de la Croix-Rouge.  S’ils ne se montrent pas à la hauteur de leurs principes, les grands défenseurs des droits de l’homme amoindrissent l’influence qu’ils peuvent exercer.


Nous devons lutter contre le terrorisme en conformité avec le droit international, avec ses dispositions qui interdisent la torture et les traitements inhumains et avec celles qui donnent à toute personne détenue contre son gré le droit à une procédure régulière et au jugement d’un tribunal.  Si nous adoptons pour politique de faire des exceptions à ces règles et d’excuser des violations, aussi limitées fussent-elles, nous nous engageons sur une pente glissante.  C’est en haut qu’il faut placer la barre et non à mi-chemin et c’est en haut qu’il faut la défendre.


En quatrième lieu, ne nous contentons pas de grandes déclarations de principes.  Nous devons nous employer à faire des droits de l’homme une réalité dans chaque pays.


Bien sûr, protéger et promouvoir les droits de l’homme relève avant tout de la responsabilité nationale.  Chaque État Membre de l’Organisation peut puiser dans sa propre histoire pour définir sa manière de respecter les droits universels.  Beaucoup d’États pourtant ont besoin d’aide dans ce domaine et le système des Nations Unies a un rôle vital à jouer.


Au cours des 10 dernières années, l’ONU a rapidement étendu ses capacités de maintien de la paix, de développement et d’assistance humanitaire, mais notre capacité de protéger et de promouvoir les droits de l’homme doit rattraper son retard.


Les dirigeants mondiaux l’ont reconnu au Sommet de l’an dernier.  Ils ont décidé de doubler le budget du Haut Commissariat aux droits de l’homme sur les cinq années à venir, grâce à quoi il se développe rapidement, ce qui aide les États à renforcer leurs capacités, leur apportant une assistance technique le cas échéant et portant les situations d’urgence à l’attention de la communauté internationale.  Dans certains pays, en Colombie et au Népal par exemple, ses missions de surveillance contribuent pour beaucoup à la solution des conflits.


Néanmoins, le Haut Commissariat est encore loin d’avoir la capacité d’apporter l’assistance nécessaire.  J’espère que la qualité de son travail convaincra les États Membres d’autoriser de nouveaux accroissements de son budget dans les années à venir.


En attendant, il nous faut réaliser la promesse du Conseil des droits de l’homme qui, pour l’instant, est encore loin de répondre aux attentes de beaucoup d’entre nous.


Il est encourageant bien sûr que le Conseil ait maintenant décidé de tenir la semaine prochaine une session extraordinaire sur le Darfour.  Envers et contre tout, j’espère qu’il trouvera un moyen efficace de régler ces questions brûlantes.


Je suis préoccupé néanmoins par l’importance disproportionnée qu’il accorde aux violations perpétrées par Israël.  Non qu’il faille donner carte blanche à Israël.  Loin de là.  Mais le Conseil devrait accorder la même attention aux violations graves perpétrées par d’autres États.


Je m’inquiète aussi du fait que certains membres du Conseil tentent d’affaiblir ou abolir le dispositif des procédures spéciales, un mécanisme d’enquête indépendante sur des catégories de violations spécifiques ou sur la situation de pays précis.


Les procédures spéciales sont le joyau du système.  Dans le droit fil de l’action de la Haut-Commissaire et de son équipe, elles fournissent les analyses et les appréciations indépendantes indispensables pour protéger efficacement les droits de l’homme.  Elles ne doivent pas être politisées ou soumises au contrôle des gouvernements.


Face aux violations commises partout dans le monde, le mandat du Conseil devrait au contraire être élargi.  Autrement dit, l’examen périodique de la situation des droits de l’homme dans tous les pays, auquel le Conseil va s’atteler l’année prochaine, doit aller au-delà de ce que font déjà les organes conventionnels.


Bien entendu, cet examen universel ne dispensera pas de se pencher sur la situation de pays précis.  De nombreux pays continueront d’avoir besoin d’une assistance technique, de mécanismes de suivi internes ou des deux, et certains mériteront d’être condamnés.  Les atteintes aux droits de l’homme ne sont pas des abstractions sur papier.  Elles sont commises par des gens réels, contre des victimes réelles, dans des pays précis.


Le monde a besoin d’un organe intergouvernemental qui s’occupe des droits de l’homme.  Et il a besoin d’un organe intergouvernemental qui fonctionne.  Mais il faut pour cela que chacun y mette du sien.  Tous les États qui épousent véritablement la cause des droits de l’homme, partout dans le monde, doivent œuvrer ensemble pour transcender la défense d’intérêts étroits et faire en sorte que le Conseil des droits de l’homme soit à la hauteur de ses promesses.  Nous tenons là une occasion historique – et l’Histoire sera sans indulgence si nous la laissons passer.


En vérité, nous ne pouvons nous contenter d’avoir les bons principes et de dire ce qui devrait être fait.  Nous devons aussi nous demander qui va agir.  Qui va pouvoir nous aider? Qui va exiger que les principes soient traduits en actes?


Premièrement, je compte sur l’Afrique, qui doit montrer l’exemple.


Les nombreux conflits qui déchirent le continent africain s’accompagnent invariablement de violations massives des droits de l’homme.  Si l’Afrique ne se rallie pas au principe de l’inviolabilité des droits de l’homme, sa lutte pour la sécurité et le développement est vouée à l’échec.


Comme je l’ai dit quand je me suis adressé pour la première fois aux chefs d’État africains à Harare en 1997, considérer le respect des droits de l’homme comme un diktat du monde industrialisé ou comme un luxe de pays riches pour lequel l’Afrique n’est pas prête, c’est fouler aux pieds l’aspiration à la dignité qui gît dans le cœur de chaque Africain.  Les droits de l’homme sont également par définition les droits des Africains.  La première priorité de tout gouvernement africain devrait être de garantir l’exercice effectif de ces droits pour tous.


Des héros sud-africains comme Nelson Mandela et Desmond Tutu ont ouvert la voie.  L’Union africaine a été l’une des premières organisations internationales à proclamer la responsabilité de protéger en inscrivant dans son Acte constitutif « le droit de l’Union d’intervenir dans un État membre […] dans certaines circonstances graves, à savoir les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité ».  Elle a également essayé avec plus d’énergie que quiconque d’appliquer ce principe au Darfour et d’amener l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré devant les tribunaux.


Ces progrès sont encourageants, mais il faut aller beaucoup plus loin.  En fait, de nombreux pays africains demeurent rétifs au principe de la responsabilité de protéger.  Beaucoup, même parmi les plus démocratiques, rechignent encore à jouer leur rôle au sein du Conseil des droits de l’homme en dénonçant toutes les violations, d’où qu’elles viennent.  Ils peuvent, et doivent, en faire davantage.


Deuxièmement, je compte sur le pouvoir croissant des femmes –ce qui signifie que nous devons accorder la priorité aux droits des femmes.


Les droits égaux des hommes et des femmes, promis dans la Charte des Nations Unies il y 61 ans, sont encore loin d’être une réalité.  L’ONU peut et doit être plus présente aux côtés des femmes dans leur combat pour l’égalité, et elle devra pour ce faire renforcer son architecture dans le sens de la parité hommes-femmes.  J’encourage vivement les États Membres à faire de cette question une vraie priorité.


Et troisièmement, je compte sur la société civile –c’est-à-dire sur vous!


Nous avons besoin de militants dévoués et de défenseurs des droits de l’homme énergiques capables d’interpeller les gouvernements.  Les pays doivent être jugés à l’aune de leurs engagements et répondre de leurs actes devant leurs citoyens et les autres membres de la communauté internationale.  Mais, Dieu merci, les ONG de défense des droits de l’homme se sont multipliées dans les 10 dernières années.  Elles sont maintenant quelque 26 000 dans le monde, avec des domaines d’intérêt qui vont de la traite à la torture, en passant par le VIH/sida et les droits des enfants et des migrants.


Cette communauté est pour l’ONU et ses États Membres un partenaire essentiel dans son combat pour les droits de l’homme.  Sans les renseignements que vous collectez, les organes conventionnels seraient impuissants.  Sans vos coups de projecteur, les violations resteraient ignorées.  En contrepartie, nous devons tout mettre en œuvre pour vous protéger contre le harcèlement, l’intimidation et les représailles, afin que vous puissiez poursuivre votre indispensable travail.

Chers amis,


Tout au long de mon mandat, j’ai surtout voulu faire de l’ONU une organisation qui sert les gens, qui les traite comme des gens – c’est-à-dire comme des êtres humains et non comme des abstractions ou de simples éléments des États.


Je sais bien sûr que l’être humain n’existe pas dans le vide.  L’homme est un animal politique et social.  Chaque homme, chaque femme se définit en termes d’appartenance à un groupe.  C’est pourquoi les droits de l’homme doivent toujours inclure le droit pour chacun d’exprimer son identité collective, un droit particulièrement important pour les minorités.


Reste qu’aucune identité ne peut se résumer à l’appartenance à un groupe spécifique, qu’il soit ethnique, national, religieux ou autre.  Chaque individu est le produit d’une combinaison unique de caractéristiques qui constituent sa personnalité.  Et c’est cet individu dont les droits doivent être préservés et protégés.


Veiller à ce qu’il en soit ainsi est au cœur même de la mission de l’ONU.  De toutes nos tâches, c’est celle qu’il est le plus risqué de laisser aux mains des gouvernements ou d’une organisation purement intergouvernementale.  Là plus que partout ailleurs, l’ONU a besoin d’esprits libres comme les vôtres pour saisir le flambeau et demander des comptes aux dirigeants mondiaux et à l’ONU.


C’est pourquoi, chers amis, lorsque je dis que l’avenir du combat de l’ONU en faveur des droits de l’homme est entre vos mains, ce n’est pas une simple façon de parler.


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel

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mardi 2 mai 2006

Déclaration universelle des Droits de l"Homme

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

(adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948 à Paris)

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

Considérant que la méconnaisance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

Considérant que les états membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,

L'Assemblée générale proclame

La Présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration ou contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

Toute personne a le droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

  1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
  2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

  1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un état.
  2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

  1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
  2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

  1. Tout individu a droit à une nationalité.
  2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

  1. A partir de l'age nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage, et lors de sa dissolution.
  2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
  3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17

  1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
  2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20

  1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
  2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21

  1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
  2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
  3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

  1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
  2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

  1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
  2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
  3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

  1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
  2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

  1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
  2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
  3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Chaque être humain devrait connaitre , apprendre dès l'école cette déclaration ...........

Posté par Cathy et Jose à 06:47 - Déclaration des Droits de l'Homme - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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