dimanche 30 novembre 2008
Congo: des partis francophones disponibles mais un PS très prudent
La Belgique doit se montrer disponible à envoyer des militaires dans l'est du Congo, estiment les partis francophones, à l'instar des partis flamands. La prudence est toutefois de mise au PS.
Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a rappelé dimanche que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, était favorable à l'envoi d'une force européenne dans l'est de la RDC en attendant le renfort promis de près de 3.000 Casques bleus pour la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), qui n'arriveront que dans plusieurs mois. En visite au Liban avec le premier ministre Yves Leterme, le ministre de la Coopération, Charles Michel (MR), s'est dit favorable, à titre personnel, à une telle opération. Le président du FDF, Olivier Maingain, estime quant à lui que la Belgique ne peut refuser d'apporter sa contribution à la mise en place d'une force internationale pour venir en aide aux populations du Congo. "La situation insupportable des populations de cette région est comparable à celle qu'ont vécue les populations en ex-Yougoslavie. Nous ne pouvons accepter la passivité de la communauté internationale. Les conclusions de la commission d'enquête sur le drame rwandais ont peut-être amené la Belgique à être trop prudente", a-t-il dit. Deux parlementaires cdH, Georges Dallemagne et Jean-Paul Procureur, ont déposé lundi une proposition de résolution amendant cette recommandation de la Commission Rwanda. "Depuis longtemps, nous demandons de revoir la recommandation de la Commission Rwanda", a rappelé dimanche la co-présidente d'Ecolo, Isabelle Durant. Le PS se montre le plus prudent. "Il faut traiter cette question avec prudence et en toute transparence. Il convient d'abord de voir ce qu'a demandé l'ONU, avec précision", a expliqué dimanche le député André Flahaut. (CYA). http://www.levif.be/belga/politique/78-4-76706/congo--des-partis-francophones-disponibles-mais-un-ps-tres-prudent.html
2- Nous sommes tous des Rose Kabuye (Paris)
2- Nous sommes tous des Rose Kabuye (Paris)
Vidéo envoyée par LiliTheKing
Paris, 22 novembre 2008 "Nous sommes tous des Rose Kabuye", un reportage de Théophile Kagabo. Après Francfort, c'est le tour de Paris de dire "Non" à l'abus de compétence universelle. Les membres de la Communauté Rwandaise de Belgique "CRB" ont fait le tour de ces villes pour manifester leur indignation causée par l'arrestation de Rose Kabuye, directrice du protocole de l'état rwandais. Elle est actuellement en "liberté", sous surveillance judiciaire. Mais cela jusque quand? La CRB se pose des questions et décide de les poser à son tour à l'Union Européenne, dont le président en exercice est celui du pays qui a livré le mandat d'arrêt dont fait l'objet Madame Kabuye. Les trois manifestations de soutien à Rose Kabuye : www.dailymotion.com/playlist/xqxlt_LiliTheKing_manifestations-de-soutien-rose-kabu Liens utiles : www.dailymotion.com/LiliTheKing/rose%20kabuye www.dailymotion.com/LiliTheKing/bruguiere
3- Nous sommes tous des Rose Kabuye (Bxls)
3- Nous sommes tous des Rose Kabuye (Bxls)
Vidéo envoyée par LiliTheKing
Bruxelles, 27 novembre 2008 "Non à la justice politisée", un reportage de Théophile Kagabo. Après Francfort et Paris c'est le tour de Bruxelles de dire "Non" à l'abus de compétence universelle. Les membres de la Communauté Rwandaise de Belgique "CRB" ont fait le tour de ces villes pour manifester leur indignation causée par l'arrestation de Rose Kabuye, directrice du protocole de l'état rwandais. Elle est actuellement en "liberté", sous surveillance judiciaire. Mais cela jusque quand? La CRB se pose des questions et décide de les poser à son tour à l'Union Européenne, dont le président en exercice est celui du pays qui a livré le mandat d'arrêt dont fait l'objet Madame Kabuye. Les trois manifestations de soutien à Rose Kabuye : www.dailymotion.com/playlist/xqxlt_LiliTheKing_manifestations-de-soutien-rose-kabu Liens utiles : www.dailymotion.com/LiliTheKing/rose%20kabuye www.dailymotion.com/LiliTheKing/bruguiere
Des troupes belges en RDC?
Le secrétaire-général de l'ONU Ban-Ki-Moon a demandé à la Belgique d'envoyer dans troupes dans l'est du Congo, a déclaré le Premier ministre Yves Leterme. Le parlement discutera la question pour répondre à l'ONU vendredi prochain au plus tard.
La Belgique est invitée à répondre pour vendredi, le 5 décembre, à cette demande des Nations unies de participer à une éventuelle force de jonction en RDC qui serait mise en place dans l'attente du renforcement annoncé de la Mission de l'ONU dans ce pays (Monuc), a indiqué ce dimanche Yves Leterme, précisant que les réponses seront données "dans les délais nécessaires"
Le débat sur une éventuelle participation militaire belge au Congo devrait s'accélérer dans les prochains jours au sein du gouvernement et du Parlement."Il faut examiner quel rôle en particulier pourrait jouer la Belgique", a indiqué dimanche à Tebnine le Premier ministre alors qu'il était allé se rendre compte, dans le sud du Liban, du travail effectué par les Casques bleus belges.
Les Belges resteraient 4 mois
Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé à la Belgique, dans un courrier envoyé cette semaine, de "participer à une Bridging Operation (force de jonction)" le temps que s'opère le renforcement de 3.000 hommes au sein de la Monuc, a indiqué dimanche Yves Leterme. "Il a demandé une réponse pour le 5 décembre", a-t-il précisé. On évoque un délai d'environ quatre mois pour le renforcement de la Monuc.
Les questions à cet égard restent nombreuses et complexes, a expliqué le Premier ministre, soulignant qu'il s'agissait dans le chef de la Belgique de respecter "l'équilibre" entre "la prise de responsabilité" vu la crise humanitaire au Congo et la "prudente sécurité de nos hommes".
La décision dépendra du parlement
Ces questions renvoient à la cinquième recommandation de la Commission Rwanda qui préconise l'interdiction de l'envoi de troupes de combat dans les anciennes colonies. De plus en plus de voix se font entendre en faveur d'une révision de cette recommandation. "De toute façon, on ira au Parlement", a confirmé dimanche Yves Leterme.
Vu la demande de l'ONU, ce débat pourrait se tenir dès la semaine prochaine. Il pourrait s'orienter vers une acceptation de la demande onusienne de constituer une force de jonction. "Dans le débat actuel, on évoque des conditions", précise une source diplomatique, "comme celle de ne pas y aller seul mais en bonne compagnie (on évoque 2 ou 3 partenaires comme la Grande-Bretagne et la France notamment), avec un commando européen, pour une mission bien déterminée et limitée dans le temps", par exemple les quatre mois précédant le renforcement de la Monuc.
Charles Michel favorable
S'exprimant "à titre personnel", le ministre de la Coopération, Charles Michel, se dit pour sa part favorable à une telle opération. La Belgique s'est déjà déclarée favorable à l'envoi de soutien logistique et d'appui en matière de renseignement au Congo.
samedi 29 novembre 2008
Vers l'extradition d'un ancien patron de presse des USA au Rwanda
Kigali, Rwanda - Les autorités judiciaires américaines vont procéder, en décembre prochain, à l'extradition de l'ancien directeur du quotidien progouvernemental rwandais The New Times, Jean Bosco Sanyu, condamné récemment par la justice rwandaise à six ans de prison ferme pour détournement de fonds et falsification de pièces comptables, a annoncé, vendredi, le directeur par intérim du département des investigations criminelles de la police rwandaise, le superintendant en chef, Tonny Kuramba.
Jean Bosco Sanyu a été arrêté par la police de l'air américaine, a précisé M. Kuramba, ajoutant que le geste des autorités judiciaires américaines entrait dans le cadre de la collaboration entre Interpol et la police rwandaise pour appréhender tous les suspects en quête d'asile en Occident.
L'arrestation de M. Sanyu intervient alors que le suspect, qui bénéficiait d'une liberté provisoire, avait fui le pays après sa condamnation à une peine de six ans de prison ferme pour détournement de fonds de son journal et falsification des pièces comptables, a confié à la PANA une source judiciaire rwandaise qui a requis l'anonymat.
Les faits remontent à 2002, mais ce n'est que deux ans plus tard qu'ils parvenus sur le bureau du procureur, après que cet ancien patron de presse a été forcé à la démission, a indiqué à la PANA un autre reporter du quotidien rwandais qui a requis l'anonymat.
Plusieurs missions de travail à l'étranger à l'intention des journalistes de The New Times au cours de cette période avaient été effectués par des proches de M. Sanyu qui leur accordait en plus de colossales sommes en per diem, a soutenu la même source.
Le patron de presse avait également profité de sa situation pour s'acheter une Jeep de fonction à 57 000 euros, à en croire une source judiciaire rwandaise interrogé par la PANA.
Arrêté en décembre 2003 après son mariage célébré en grande pompe et auquel avait pris part de hautes personnalités du pays dont le Premier ministre rwandais, Bernard Makuza, l'ancien patron de ce quotidien progouvernemental rwandais a été mis en examen avant d'obtenir une liberté provisoire par le tribunal de base de Gasabo, dans la ville de Kigali.
Kigali - 28/11/2008
Pana
vendredi 28 novembre 2008
Réaction de la FEIDAR suite aux déclarations de Monsieur Bernard Kouchner au sujet de l’affaire Rose Kabuye
Réaction de la Fédération internationale des associations rwandaises suite aux déclarations de Monsieur Bernard Kouchner au sujet de l’affaire Rose Kabuye.
Depuis sa nomination à la tête de la diplomatie française, le Ministre Bernard Kouchner a placé le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda en tête de ses priorités. Cette volonté de normalisation entre les deux pays doit être saluée.
La Fédération internationale des associations rwandaises – en sigle FEIDAR - rappelle cependant que la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda a découlé d’une décision unilatérale du président rwandais Paul Kagame à la suite de la publication en novembre 2006 du rapport du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière mettant en cause le président rwandais pour sa responsabilité dans l'assassinat, le 6 avril 1994, de trois citoyens français morts dans l'avion présidentiel rwandais abattu sur ordre du même général Paul Kagame. Le juge Bruguière a en conséquence émis des mandats d'arrêt internationaux contre neuf proches du président Kagame et demandé au Tribunal Pénal International pour le Rwanda d'engager des poursuites contre le président actuel du Rwanda.
Il convient de rappeler par ailleurs à la bonne attention du public et du gouvernement français que l'enquête du juge Bruguière faisait suite à une plainte des ayants-droit des trois ressortissants français victimes de cet attentat terroriste.
C’est en application des mandats du juge Bruguière que Madame le colonel Rose Kabuye, chef du protocole du général Paul Kagame, une des neuf personnes visées par lesdits mandats, vient d’être arrêtée par la police allemande et extradée vers la France pour y répondre de "complicité d'assassinats" et "association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste". Madame Kabuye a été mise en examen dès son arrivée à Paris. Il s’agit donc d’un dossier judiciaire et non politique.
Or que constate-t-on depuis la mise en examen de Madame le Colonel Rose Kabuye ?
A plusieurs reprises, répondant à des questions des journalistes - RFI et TV5 notamment -, le Docteur Kouchner a systématiquement cherché à politiser cette affaire, au risque de tomber dans un amalgame susceptible d’induire en erreur l’opinion publique française et internationale. Le ministre est allé jusqu’à vanter le courage de Madame Kabuye pourtant mise en examen pour assassinat de citoyens français.
En revanche, pas une seule fois le ministre ayant la protection des français de l’étranger dans ses attributions n’a daigné exprimer la moindre compassion à l’égard des victimes françaises et de leurs familles.
En se félicitant de la mise en liberté de Madame Rose Kabuye, Bernard Kouchner semble minimiser la gravité des actes qui sont reprochés à cette collaboratrice de Paul Kagame, en l’occurrence la destruction d’un aéronef civil ayant entraîné la mort de trois ressortissants français et de plusieurs citoyens rwandais et burundais dont les chefs d’état de ces deux pays. Cette prise de position est susceptible d’influer sur le cours de l’instruction et porte atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs et d'indépendance de la magistrature..
Considérant que l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 constitue bel et bien un attentat terroriste tel que défini par les conventions internationales pour la répression du terrorisme,
Considérant que les prises de position publiques du ministre Kouchner dans cette grave affaire vont à l’encontre des intérêts des victimes françaises, burundaises et rwandaises de l’attentat terroriste auquel Rose Kabuye est suspectée d’avoir participé,
Convaincue que la mise en cause répétée mais sans fondement du rapport Bruguière et des mandats d’arrêt internationaux en découlant apporte un soutien inopportun à des criminels poursuivis pour attentat terroriste ayant entraîné la mort de trois citoyens français, et que cette attitude constitue une ingérence manifeste et une entrave à l’instruction judiciaire en cours,
La Fédération internationale des associations rwandaises – en sigle FEIDAR
1. Prend acte et soutient le processus de normalisation des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France, mais considère que ce processus ne doit pas se faire aux dépens des victimes de l’attentat terroriste du 6 avril 1994. La normalisation entre les deux pays devrait au contraire fournir à la France l'occasion de jouer comme par le passé un rôle positif en vue de favoriser la réconciliation inter-rwandaise. Et ce en restant à l’écoute de toutes les composantes du peuple de ce pays meurtri.
2. Dénonce et condamne avec fermeté toute forme d’obstruction tendant à saboter l’instruction ayant pour seule finalité de rendre justice aux familles françaises et aux autres parties civiles éprouvées par l'attentat du 6 avril 1994.
3. Dénonce les tentatives de réécriture de l’histoire destinée à faire passer les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 pour des héros.
4. Demande instamment au Ministre Kouchner de s’abstenir de faire des déclarations ou des commentaires pouvant donner à penser que le ministre serait prêt à brader la justice française aux seules fins de renouer avec un régime responsable de plus de 4 millions de morts au Rwanda et en République Démocratique du Congo.
5. Lance un appel respectueux au président de la République française, Son Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, afin qu’Il veille à ce que cessent les ingérences politiques actuelles susceptibles de nuire à la bonne administration de la justice dans une affaire où trois ressortissants français ont perdu la vie suite à l’attentat terroriste du 6 avril 1994.
La Fédération internationale des associations rwandaises – en sigle FEIDAR - saisit cette opportunité pour exprimer une nouvelle fois sa solidarité agissante aux familles de toutes les victimes de l’attentat terroriste du 6 avril 1994 et du génocide rwandais, condamne tous les actes de barbarie commis par les différentes parties au conflit rwandais et exige que les coupables soient poursuivis et condamnés en conséquence.
Fait à Paris, le 24 novembre 2008
La Fédération Internationale des Associations Rwandaises
Email : feidar.contact@yahoo.fr
Articles de Francois Munyabagisha publiés par Mondialisation.ca
Samuel a créé une bibliothèque au Rwanda
Samuel Gagnot a remporté le prix de 1 000 € alloués par Ouest-France dans le cadre des Initiatives solidaires pour l'installation d'une bibliothèque scolaire au Rwanda. Photo : Ouest-France
Il rêvait de « faire de l'humanitaire ». Samuel, 18 ans, a remporté le prix Ouest-France « Initiatives Solidaires ».
Quelles étaient vos motivations ?
Je souhaitais faire de l'humanitaire depuis tout petit. Quand l'occasion s'est présentée, je me suis dit que je ne pouvais en aucun cas rater une telle expérience, et je me suis lancé dans l'aventure.
Qu'est-ce qui vous a amené à ce projet ?
L'année dernière, j'ai choisi de m'occuper d'enfants rwandais en y consacrant toutes mes économies. Lors de mes différentes rencontres sur place, j'ai réalisé que la jeunesse locale manquait cruellement d'un accès à la culture écrite. J'ai donc pensé que la construction d'une bibliothèque leur permettrait d'y avoir accès.
Comment l'avez-vous financé ?
J'ai financé ce projet grâce à mes deniers personnels. L'apport du prix Initiatives Solidaires ainsi qu'un don très généreux des Frères de Keroser de Saint-Avé m'a permis de boucler mon budget.
Qu'est-ce qui vous a le plus séduit dans cette aventure ?
C'est d'aller à la rencontre d'autres personnes, de découvrir une autre culture et aussi de m'occuper d'enfants.
Avez-vous fait des rencontres marquantes ?
La plus belle rencontre a bien sûr été celle avec les enfants dont je me suis occupé. J'ai été très impressionné par leur envie d'apprendre.
Quel accueil avez-vous eu au Rwanda ?
Je suis allé sur place au mois de juillet dernier pour m'occuper des enfants et le voyage s'est très bien déroulé. Les Rwandais ont une culture très chaleureuse et j'ai beaucoup apprécié leur sens de l'accueil. En effet malgré leur grande pauvreté ils sont toujours enclins à partager ce qu'ils ont.
Allez-vous y retourner pour voir comment se poursuivent les choses ?
Je repars cet été pour finaliser le projet : monter les étagères avec les Jeunes bâtisseurs de la paix, installer les livres et mettre en place le système de prêt de livres.
Avez-vous d'autres projets du même type ?
Non, j'entre en faculté de médecine l'année prochaine, mais j'espère pouvoir renouveler cette expérience dès que possible.
Quels enrichissements tirez-vous de cette expérience ?
J'ai surtout été enthousiasmé par mes rencontres et surpris par l'envie d'apprendre de ces gamins.
http://www.ouest-france.fr/dossiers/InitiativesSolidaires_detail_-Samuel-a-cree-une-bibliotheque-au-Rwanda_37288-755034_actu.Htm
Rwanda l'histoire qui mène au génocide
17,23 € http://video.fnac.com/a1818237/Rwanda-l-histoire-qui-mene-au-genocide-DVD-Zone-2?PID=3
jeudi 27 novembre 2008
Deux fosses communes découvertes au Congo-Kinshasa
KINSHASA, RD Congo — Deux fosses communes qui pourraient contenir jusqu'à 2.000 cadavres ont été découvertes dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé mercredi les autorités.
Le ministre de la Justice Luzolo Bambi a expliqué à des journalistes que les fosses communes avaient été mises au jour samedi dans la localité de Bukavu, sur un terrain qui avait autrefois appartenu à un membre du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), un groupe rebelle soutenu par le Rwanda.
Le RCD a par le passé contrôlé la majeure partie de l'est du Congo-Kinshasa. Il est devenu un parti politique en 2003. Nombre de ses principaux dirigeants ont intégré le gouvernement.
Le nouveau propriétaire a découvert les restes humains alors qu'il avait entrepris d'effectuer des travaux pour installer une fosse septique.
"Une enquête est ouverte pour déterminer la période où toutes ces vies ont enterrées" ainsi que "les circonstances et les auteurs de ces actes," a déclaré M. Bambi.
La télévision d'Etat a diffusé l'information en montrant des images des squelettes et en parlant des restes humains de 2.000 personnes.
La Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) a expliqué avoir été informée par voie de presse. "Dès que l'unité des droits de l'Homme de la MONUC a appris la nouvelle, nos agents sont descendus sur place et ont constaté qu'il y avait deux fosses communes ouvertes avec des restes humains", a déclaré Madnodje Mounoubai, porte-parole de la MONUC. "Nous avons demandé au procureur général de sécuriser le coin et de mener des enquêtes sérieuses".
JUSTICE - Nécessité pour l’Afrique : Rompre avec une certaine culture de l’impunité
Paul Kagamé est en colère ! Sortant de la prison allemande où est détenue, depuis le 9 novembre, Rose Kabuye, sa chef du protocole, le dirigeant rwandais a eu des mots lourds de sens, pour dénoncer ce qui, de son point de vue, devient une fâcheuse habitude de la justice française…
Par Jean-Baptiste PLACCA
«Si le monde veut continuer à croire que n’importe quel petit juge, en France, peut lancer un mandat d’arrêt contre un ministre au Rwanda, au Sénégal, à Djibouti, au Gabon ou ailleurs, j’estime que le contraire est aussi possible», a dit Paul Kagamé, le Président du Rwanda. Et de prévenir que des juges de son pays pourraient lancer des mandats d’arrêt contre des personnalités françaises qu’il soupçonne d’avoir trempé dans le génocide rwandais. Paul Kagamé, en quête de solidarité, a quelque peu banalisé sa cause en y associant tous ceux qui, ces derniers temps, ont pu avoir le sentiment d’être persécutés par des magistrats français.
Rose Kabuye a accepté d’aller voir le magistrat qui la demande, au sujet de l’attentat contre l’avion du Président Juvénal Habyarimana, dont la mort a servi d’alibi à ceux qui ont déclenché le génocide, en avril 1994. Il a été suggéré que l’avion a pu être abattu par des radicaux Hutus, du camp présidentiel. Certains en ont rendu responsable le Fpr de Kagamé. Les preuves matérielles ayant mystérieusement disparu, beaucoup se demandent de quels éléments peut bien disposer le juge pour faire la lumière sur cet attentat que les Organisations internationales elles-mêmes ont, curieusement, passé par pertes et profits.
Au-delà de la mésaventure de Rose Kabuye, le fait que les juges français s’intéressent si souvent aux dirigeants africains est loin d’être anodin. On peut, par facilité, estimer que les Africains sont ceux que l’on méprise le plus facilement. Mais on peut aussi se demander si ces juges se mêleraient autant des affaires du continent, si la justice des pays n’oubliait pas de juger tant de crimes, tant de délits graves.
Près de 2 000 morts dans le naufrage du bateau Le Joola et aucune suite judiciaire ! Les disparus du Beach, à Brazzaville, les torturés des camps militaires de Maouya Ould Taya, en Mauritanie, les centaines de morts de la présidentielle de 2005, au Togo, les massacres de civils dans les rues de Conakry… Autant de tragédies dont les auteurs, non seulement ne sont pas punis, mais pavoisent sous les yeux des familles éplorées.
Quand on sait que la Centrafrique a jugé, et plutôt bien, Bokassa, que l’Afrique du Sud a vidé, plutôt proprement, les plaies de l’apartheid, on se demande si les Africains, pour ôter aux «petits juges» les prétextes pour se mêler de leurs affaires, ne devraient pas, tout simplement, rompre avec une certaine culture de l’impunité.
Mfi























