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Rwanda par Cathy et José

L'Amour entre deux familles que le hasard a réuni .

vendredi 14 novembre 2008

L'émissaire de l'ONU pour la RDC attendu vendredi à Kinshasa

14.11.08 - 12:20 L'envoyé spécial des Nations unies pour la crise dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC), Olusegun Obasanjo, est attendu vendredi après-midi à Kinshasa, où il doit s'entretenir avec le Président congolais Joseph Kabila.

"Olusegun Obasanjo arrivera à 17H00 en provenance de l'Angola", a déclaré le porte-parole de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), Matlodje Mounoubai.

Le week-end dernier, les pays de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), dont l'Angola se sont dits prêts à envoyer "si nécessaire des troupes de maintien de la paix" dans l'est de la RDC, où la rébellion de Laurent Nkunda menace de s'emparer de Goma, ville d'un demi-million d'habitants. La SADC n'a pas précisé si ces militaires interviendraient sous mandat de l'ONU, qui dispose de 17.000 casques bleus en RDC.

M. Obasanjo, ancien président nigérian, doit rencontrer vendredi soir le président Kabila, et se rendra samedi "certainement" à Goma et au Rwanda voisin.

Il s'agit de la première visite de M. Obasanjo en RDC depuis qu'il a été nommé début novembre émissaire du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, pour la RDC.

Depuis fin août, les combats ont repris dans l'est de la RDC entre les rebelles de Laurent Nkunda et l'armée congolaise, en violation d'un cessez-le-feu conclu en janvier. Les rebelles sont positionnés depuis fin octobre aux portes de Goma, la capitale de la province congolaise du Nord-Kivu.

Ces affrontements ont provoqué le déplacement d'environ 250.000 personnes, qui dépendent de l'aide humanitaire, en partie paralysée par l'insécurité.

Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir Laurent Nkunda, ce que Kigali nie catégoriquement.

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mercredi 12 novembre 2008

Sommet de Nairobi: Ottawa attend des "mesures nécessaires"

AFP

07 nov. 08 - 08h40

OTTAWA, 6 nov 2008 - Le gouvernement canadien a salué jeudi la tenue d'un sommet à Nairobi sur la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), appelant les dirigeants africains à prendre des "mesures nécessaires" pour enrayer la violence jugée préoccupante par Ottawa.

"Nous enjoignons aux dirigeants régionaux de prendre les mesures nécessaires pour résoudre la crise en République démocratique du Congo", a déclaré dans un communiqué le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, qui a salué l'Union africaine et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour leur initiative de tenir un sommet international vendredi dans la capitale du Kenya.

"Le Canada est vivement préoccupé par la récente montée de la violence en République démocratique du Congo", a dit le chef de la diplomatie, estimant que la population locale avait "énormément souffert" et avait "besoin de paix et de stabilité".

"Le Canada engage toutes les parties à respecter le droit humanitaire international, à protéger les civils, en particulier les femmes, et à assurer l'accès total, libre et sûr des travailleurs humanitaires aux populations éprouvées", a poursuivi M. Cannon, dont le pays a versé cette année 8,4 millions de dollars en aide humanitaire à la RDC.

Voulu par la communauté internationale, le sommet de Nairobi doit contribuer à mettre fin à cette énième crise dans le Kivu et réunira vendredi le président congolais Joseph Kabila, son homologue du Rwanda Paul Kagame, et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

La rébellion congolaise de Laurent Nkunda, qui a infligé un revers majeur jeudi à l'armée régulière, a déjà indiqué que cette rencontre ne résoudra rien.

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RDCongo : Ban Ki-moon demande une forte implication des dirigeants africains

NAIROBI, 7 novembre (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté vendredi les dirigeants africains à une  forte implication en vue du règlement du conflit dans l'Est de la  République démocratique du Congo (RDC). 

     "C'est par des discussions franches et directes entre vous,  chefs d'Etats de la région que les réponses les plus efficaces  seront trouvées", a déclaré M. Ban lors d'un sommet africain sur  la situation dans l'est de la RDC tenu vendredi à Nairobi,  capitale du Kenya. 

     "En tant que dirigeants africains, vous avez une responsabilité historique. Il s'agit d'un moment critique pour la région des  Grands Lacs et pour l'Afrique toute entière", a-t-il dit. 

     "Les dirigeants de la sous-région devront exercer leur  influence et leur autorité morale. En particulier ils devront  exhorter M. Nkunda à éviter la reprise des offensives militaires,  à empêcher que tout soutien lui parvienne en ce sens et à  l'exhorter à revenir aux positions qu' il tenait en janvier 2008  lorsque les Actes d' engagement ont été signés", a insisté Ban Ki- moon. 

     Il a appelé à régler aussi la question d 'autres groupes armés, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et les Forces  démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). 

     Le secrétaire général de l'ONU s'est déclaré encouragé par les contacts bilatéraux entre la RDC et l'Ouganda, ainsi qu'entre la  RDC et le Rwanda. Il a appelé les dirigeants de la RDC et du  Rwanda, Joseph Kabila (RDC) et Paul Kagamé (Rwanda), à se  rencontrer dès que possible et à mettre en oeuvre les précédents  accords signés afin d'empêcher une reprise de ces combats aux  conséquences catastrophiques pour les populations. Il s'agit  notamment de l'Accord de Lusaka de 1999, du Communiqué de Nairobi  de 2007 et des Actes d'engagement de 2008, qui prévoient un cessez- le-feu, le désengagement des troupes et le désarmement des groupes armés. 

     Avant le sommet, M. Ban a eu des rencontres bilatérales avec  les présidents Kabila et Kagamé. Il a aussi rencontré le président tanzanien, Jakaya Kikwete, qui est actuellement le président de  l'Union africaine et le président de la Commission africaine Jean  Ping.

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L'Ouganda annonce avoir remis à Kigali des combattants rwandais de Nkunda

AFP

06 nov. 08 -

KAMPALA, 6 nov 2008 - L'armée ougandaise a annoncé jeudi avoir remis la semaine dernière aux autorités de Kigali des combattants de nationalité rwandaise engagés dans la rébellion du général tutsi congolais Laurent Nkunda.

"19 prisonniers ont été remis à des officiels rwandais jeudi dernier au poste frontière ougando-rwandais de Katuna", a déclaré à l'AFP à Kampala le porte-parole de l'armée ougandaise, le major Paddy Ankunda.

"Nous les avons remis au Rwanda dans le cadre de nos obligations de bon voisinage".

Ces prisonniers "sont des Rwandais qui ont été recrutés pour combattre aux côtés des forces de Nkunda", a ajouté l'officier. "Ils ont été faits prisonniers après être entrés en Ouganda".

Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles de Laurent Nkunda qui ont repris des combats depuis fin août dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda. Les rebelles sont arrivés le 29 octobre aux portes de Goma, capitale provinciale, et la menace directement.

Kigali qui récuse ces accusations, exige depuis des années le désarmement des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) au Congo.

M. Nkunda dément pour sa part tout soutien du Rwanda, où le pouvoir est dominé par les Tutsis, et se présente comme un défenseur de la communauté tutsie congolaise.

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mardi 4 novembre 2008

République démocratique du Congo

Le Secrétaire général a informé le Conseil de sécurité de son intention de nommer, à nouveau, le général de corps d’armée Babacar Gaye, du Sénégal, au poste de Commandant par intérim de la Force de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC).  Le général Gaye sera nommé pour une période de six mois, en réponse aux « événements qui se déroulent actuellement dans la zone de la mission ».  Le général Gaye a commandé la Force de la MONUC entre mars 2005 et octobre 2008.


Par ailleurs, sur le terrain, un convoi d’aide de l’ONU, parti de Goma, est arrivé à Rutshuru, une des villes contrôlées par les rebelles.  Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que ce convoi, qui était escorté par des Casques bleus, transportait une aide médicale à destination d’hôpitaux locaux, notamment de l’eau potable, afin d’aider les populations locales à faire face à de possibles épidémies lors de la prochaine saison des pluies.


Dans le même temps, l’OCHA a confirmé que des « acteurs armés » circulaient dans deux camps de l’ONU accueillant des personnes déplacées.  Ces camps, situés à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, ont été largement désertés la semaine dernière sous l’effet de la panique de leurs occupants.  De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) indique que les camps dans lesquels se sont rendues ses équipes à Rutshuru étaient pratiquement vides, et que de nombreux abris avaient été réduits en cendres.  Les raisons du départ des occupants de ces camps restent floues, mais certains semblent avoir regagné leurs villages, précise le PAM.


D’autres personnes déplacées sont retournées dans les camps près de Goma, où elles ont reçu une aide alimentaire composée de biscuits énergétiques, d’eau et de fournitures médicales.  Des préoccupations concernant leur santé demeurent toutefois, environ 70 cas de choléra ayant déjà été signalés dans des camps situés près de Goma et de Rutshuru.


Anticipant une éventuelle arrivée de réfugiés du Nord-Kivu en Ouganda, les équipes du PAM dans ce pays ont pré-positionné 500 tonnes de nourriture – de quoi nourrir 30 000 personnes pour un mois – aux endroits stratégiques situés le long de leur parcours probable.  Des mesures similaires ont été prises au centre de transit de Nkamira, à Gisenyi, à la frontière avec le Rwanda.

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samedi 1 novembre 2008

POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DE LA PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: 31 OCTOBRE 2008

Ci-dessous les principaux points évoqués par Michèle Montas, Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:


Invité du point presse


L’invité du point presse était aujourd’hui Mme Karen AbuZayd, Commissaire générale de l’Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).


République démocratique du Congo (RDC)/Secrétaire général


Le Secrétaire général a déclaré à des journalistes, aujourd’hui à New Delhi, qu’il était très fortement engagé dans des discussions avec les dirigeants d’Afrique, de l’Union européenne et d’Amérique.


Il a indiqué s’être entretenu, à deux reprises, au cours des deux derniers jours, avec le Président du Rwanda, M. Paul Kagame, ainsi qu’avec le Président de la RDC, M. Joseph Kabila, le Président de la République de Tanzanie et de l’Union africaine (UA), M. Jakaya Kikwete; le Président de la Commission africaine, M. Jean Ping; la Secrétaire d’État américaine, Mme Condoleezza Rice, le Secrétaire d’État aux affaires étrangères du Royaume-Uni, M. David Miliband; et tous les autres principaux acteurs de ce dossier.


Le Secrétaire général a déclaré que le cessez-le-feu décrété par M. Laurent Nkunda, le Chef du Congrèsnational pour la défense du peuple (CNDP), devait être maintenu.  La communauté internationale, et particulièrement les dirigeants africains de la région, doivent prendre des mesures concrètes pour que ce cessez-le-feu soit maintenu comme c’est actuellement le cas, et pour qu’il y ait un désengagement des forces dans la région, a-t-il ajouté.


Le cessez-le-feu étant maintenant en place, il a indiqué avoir mobilisé toutes les organisations humanitaires nécessaires pour apporter une aide aux populations.


« Il doit maintenant y avoir un processus politique continu », a-t-il déclaré.  Le Secrétaire général a décrit les mesures qu’il avait prises, parmi lesquelles l’envoi d’émissaires comme le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, M. Hailé Menkerios, au Rwanda, et le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, M. Edmond Mulet, en RDC, où ils doivent respectivement rencontrer les Présidents Kagame et Kabila.


Le Secrétaire général a dit espérer sincèrement qu’il sera tout d’abord possible de contenir la situation, et puis d’étudier précisément la manière dont on peut assurer la mise en œuvre du Communiqué de Nairobi et du Processus de Goma.


Il a également déclaré que la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) jouait un rôle très important, un rôle crucial, en essayant de gérer la situation par le biais des propositions de désengagement et de l’engagement direct de l’ONU avec le général Nkunda et d’autres dirigeants de la région, en RDC et au Rwanda.


Le Secrétaire général a souligné qu’il continuera à s’engager personnellement jusqu’à ce que la situation se stabilise.


RDC


M. Alan Doss, le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC, s’est rendu, aujourd’hui, à Goma pour évaluer la situation sur le terrain et rencontrer les autorités locales et la communauté humanitaire.


Il faisait partie d’une délégation de haut niveau composée de Mme Jendayi Frazer, Vice-Secrétaire d’État américaine aux affaires africaines, et M. Ali Bongo, Représentant de l’Union africaine en RDC.


La MONUC a indiqué aujourd’hui que la situation restait calme à Goma, et qu’aucun nouveau combat n’avait été signalé ces dernières 24 heures.  Le cessez-le-feu semblait tenir.


Les Forces armées de la RDC (FARDC) -les forces gouvernementales- ont la sécurisation de l’aéroport de Goma.


La nuit dernière, les patrouilles de la MONUC contrôlaient fortement les rues de Goma pour rassurer la population et lui donner un sentiment de sécurité.  En conséquence, aucun nouveau cas de pillage ni de violence n’a été signalé.


Le bilan des affrontements de deux jours à Goma est de plusieurs blessés et de 21 morts, dont huit soldats des forces gouvernementales qui ont été abattus alors qu’ils se livraient à des pillages.


La Section des droits de l’homme de la MONUC enquête activement sur les informations faisant état de viols.


RDC/Humanitaire


En dépit d’une liberté de mouvement limitée à Goma en raison de la fragilité de la situation sur le plan de la sécurité, les organisations humanitaires ont réussi à distribuer une aide ce vendredi.


Le Programme alimentaire mondial (PAM), lors d’une mission conjointe avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a acheminé des biscuits protéinés à des enfants souffrant de malnutrition dans un centre médical pour les personnes déplacées au nord de Goma.


Dans le même temps, le HCR indique avoir reçu des informations troublantes selon lesquelles plusieurs camps de personnes déplacées auraient été vidés de force, pillés et incendiés près de Rutshuru, à environ 90 kilomètres au nord de Goma, dans le Nord-Kivu.


La zone autour de Rutshuru a été le théâtre de combats, ces dernières semaines, et est maintenant contrôlée par les rebelles.  Le HCR a fait savoir qu’il tente de vérifier ces informations, mais que l’insécurité continue à entraver ses efforts.


Une équipe de l’ONU, partie de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, a atteint Kibati, à environ 10 kilomètres au nord de la ville, pour vérifier les informations selon lesquelles certains des 45 000 personnes déplacées qui ont fui deux camps dans la zone commençaient à revenir, rendant ces camps plus bondés que jamais.  L’ONU a distribué de l’aide.


De nombreux Congolais fuyant les combats au nord de Goma ont pris la direction de l’Ouganda pour y être en sécurité.  Depuis le début des derniers combats, en août, plus de 8 500 réfugiés ont franchi la frontière vers l’Ouganda.  Environ 600 réfugiés y sont arrivés ce matin.  Beaucoup ont dit avoir marché pendant plus de 20 heures.


Dans le même temps, environ 1 200 refugiés ont fui vers le Rwanda.


Environ 100 000 personnes sont hébergées sur 16 sites du HCR dans le Nord-Kivu, et plusieurs dizaines de milliers d’autres ont trouvé refuge dans une quarantaine de camps de fortune.  Au total, il y a plus d’un million de personnes déplacées dans le Nord-Kivu.


RDC/Droits de l’homme


La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, a exprimé aujourd’hui sa profonde préoccupation devant le nombre croissant de meurtres et d’autres violations des droits de l’homme enregistrés au cours des derniers jours dans le Nord-Kivu.  Elle a appelé toutes les parties à respecter les droits de l’homme et le droit international humanitaire.


« Lors des précédents combats dans la région, nous avons vu un nombre épouvantable d’exécutions, de viols, de disparitions, d’actes de torture et de harcèlement, des arrestations et incarcérations, sans parler des vagues incessantes de déplacés», a déclaré M. Pillay.


« Au cours de ces derniers jours, de nouvelles violations des droits de l’homme ont été enregistrées par le personnel des droits de l’homme dans la région », a-t-elle ajouté.


À Goma, les principaux auteurs de pillages, de meurtres et de viols semblent être des soldats renégats des FARDC de l’armée nationale, dont beaucoup ont fui les combats.


D’autres graves abus, tels que des assassinats ciblés, ont été signalés dans les zones contrôlées par leCongrès pour la défense du peuple(CNDP)de M. Laurent Nkunda.


Visite du Secrétaire général en Inde


Le Secrétaire général a achevé, aujourd’hui, sa visite en Inde par des entretiens avec le Président, M. Pratibha Patil; le Premier Ministre, M. Manmohan Singh; et le Ministre des affaires étrangères, M. Pranab Mukherjee; ainsi qu’avec l’équipe de pays des Nations Unies.


Parlant aux journalistes avant son départ pour le Népal, le Secrétaire général a déclaré avoir été heureux d’être arrivé en Inde, le jour du soixante-troisième anniversaire de l’admission de ce pays aux Nations Unies.  Il a également dit avoir été véritablement impressionné par les succès obtenus depuis lors par l’Inde, une voix importante du monde en développement, une vieille démocratie et une puissance économique croissante.


Tout en se disant impressionné par les progrès de l’Inde dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le Secrétaire général s’est toutefois déclaré préoccupé par le fait que la récente hausse du prix des denrées alimentaires ait ralenti ces progrès et que la réalisation des OMD soit négativement affectée.


C’est la raison pour laquelle, a-t-il ajouté, il continue d’appeler les pays industrialisés à s’assurer que la crise financière n’affecte pas leurs engagements à soutenir les pays en développement, et à faire en sorte que les OMD soient atteints dans les délais impartis.


Le Secrétaire général a également déclaré aux journalistes qu’il ne se rendrait au Myanmar que lorsque le climat politique le permettrait, ce qui passe notamment par une accélération du processus de démocratisation.


Le Secrétaire général est maintenant arrivé à Katmandou, au Népal, dans le cadre d’une visite qui le fera rencontrer de hauts dirigeants népalais et réaffirmer le ferme engagement de l’ONU à soutenir la consolidation de la paix et les réformes dans ce pays.  Pendant le week-end, il se rendra également en visite officielle au Bangladesh.


Conseil de sécurité


La République populaire de Chine achève aujourd’hui sa présidence tournante du Conseil de sécurité.  Le Costa Rica assurera, dès demain, la présidence tournante du Conseil pour le mois de novembre.  Son Représentant permanent, M. Jorge Urbina, tiendra une conférence de presse, mardi prochain, sur le programme de travail du Conseil.


Pakistan


Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que les agences de l’ONU œuvrent à aider les survivants du séisme et des répliques qui ont récemment frappé le Pakistan.  La population a le plus besoin de tentes hivernales, de couvertures, de vêtements chauds, de nourriture, de services médicaux et de systèmes d’alimentation en eau, selon OCHA.


Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a distribué 3 000 kits hygiéniques, et le PAM est en train de distribuer des rations d’urgence à 20 000 survivants.  Ces rations sont constituées de biscuits, de haricots et de farine de blé.


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, de son côté, envoyé deux camions contenant suffisamment de médicaments pour soigner 50 000 personnes pendant trois mois, ainsi que deux kits de matériels capables de soigner jusqu’à 400 personnes souffrant de blessures graves.  L’OMS va également ouvrir un service de santé mentale dans la région du séisme pour fournir un soutien psychologique aux survivants.


De plus, l’UNICEF est en train de fournir une aide vitale aux enfants et aux femmes, et tente de faire en sorte de rétablir l’eau potable.


Myanmar


Six mois après le passage du cyclone Nargis, l’UNICEF a indiqué que les efforts de secours se poursuivent bien mais qu’un appui est toujours nécessaire.


Jusqu’ici, l’UNICEF a assaini des bassins et des puits qui alimentent en eau potable 135 000 personnes.  Il a également fourni des kits scolaires et d’autres produits à près de 400 000 enfants.  Le Fonds travaille également avec le Gouvernement, la Croix-Rouge et d’autres partenaires pour réunir les familles séparées par le cyclone et pour prendre soin des enfants non accompagnés.


Le mois prochain, l’UNICEF prévoit d’entamer la construction de sept écoles témoins pouvant résister aux cyclones et aux séismes et qui pourraient être utilisées comme abris en cas d’urgence.


UIT


L’Union internationale des télécommunications (UIT) a indiqué que son Assemblée mondiale sur la normalisation des télécommunications s’est achevée hier à Johannesburg, en Afrique du Sud.  Les membres de l’UIT se sont entendus sur un nombre de décisions à large portée qui influenceront l’évolution future de l’industrie des technologies de l’information et des communications (TIC).


Les membres de l’UIT ont notamment convenu de travailler à la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui résultent de l’utilisation des TIC.  Ils ont aussi convenu que ces technologies pouvaient vraiment contribuer à atténuer les effets des changements climatiques en limitant et en réduisant les émissions dans tous les secteurs de cette industrie.


Course à pied


Près de 20 000 athlètes représentant plus de 100 pays, et, vêtus de leur couleur nationale, participeront samedi à la Course internationale de l’amitié, organisée tous les ans par Continental Airlines.  Le départ est prévenu samedi à 9 heures aux Nations Unies, au niveau de la 44e rue et de la 1ere avenue.  La course s’achèvera à la 53e rue et la 6e avenue à Manhattan.


Semaine à venir aux Nations Unies


Samedi 1er novembre


Fin de la visite du Secrétaire général au Népal où il a prévu de rencontrer le Président, le Premier Ministre et le Ministre des affaires étrangères, ainsi que des membres de l’Assemblée constituante.  Visite également prévue à Lumbinî, lieu de naissance de Bouddha, avant son départ pour le Bangladesh.


Premier jour de la présidence costa-ricienne du Conseil de sécurité.


Dimanche 2 novembre


Visite du Secrétaire général au Bangladesh où il doit rencontrer le Président et le Conseiller principal.  Visite également prévue dans une installation de gestion des catastrophes.


Lundi 3 novembre


De 15 heures à 16 heures, dans la salle de conférence 4, deuxième réunion de la première session de la Conférence des États parties à la Convention relative aux droits des personnes handicapées au cours de laquelle 12 membres du Comité des droits des personnes handicapées seront élus.


Jusqu’à demain, visite de la Vice-Secrétaire générale à Santiago, au Chili, pour participer à la Réunion régionale de coordination pour l’Amérique latine et les Caraïbes.  Rencontre prévue avec la Présidente chilienne et des membres de l’équipe de pays de l’ONU.


Jusqu’au 21 novembre, à Genève, quarante et unième session du Comité contre la torture et du Comité des droits économiques, sociaux et culturels.


Jusqu’à jeudi, à Nanjing, en Chine, quatrième session du Forum mondial des villes sur le thème « Une urbanisation harmonieuse: les défis d’un développement du territoire équilibré ».


Mardi 4 novembre


À 12 h 30, dans la salle 226, conférence de presse de Jorge Urbina, Représentant permanent du Costa Rica et Président du Conseil de sécurité, sur le programme de travail mensuel du Conseil de sécurité.


À 15 heures, toujours dans la salle 226, conférence de presse de Githu Muigai, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée.


Mercredi 5 novembre


De 10 heures à 13 heures, puis de 15 heures à 18 heures, dans la salle de conférence 9, manifestation spéciale sur le thème « Le renforcement de la connectivité dans la région du Pacifique ».


Jeudi 6 novembre


À 11 h 15, dans la salle 226, conférence de presse d’Irakli Alasania, Représentant permanent de la Géorgie, sur la situation dans son pays.


Célébration de la Journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé.


Vendredi 7 novembre


Jusqu’à demain, à Beijing, en Chine, conférencede hautniveausur « Les changementsclimatiques: Le développement et le transfert des technologies ».


Jusqu’à dimanche, toujours à Beijing, convocation par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’un congrès sur les médecines traditionnelles.


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel

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RDC : L'ONU profite du cessez-le-feu pour aider les populations autour de Goma

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Un groupe de déplacés fuit les combats entre l'armée congolaise et les rebelles au Nord-Kivu.

31 octobre 2008 – Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la République démocratique du Congo (RDC), Alan Doss, était vendredi à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, pour évaluer la situation sur le terrain alors que les agences humanitaires des Nations Unies s'efforcent de profiter du cessez-le-feu déclaré par les rebelles dirigés par Laurent Nkunda pour atteindre les populations.

Près de 40.000 personnes se sont réfugiées ces derniers jours aux abords de la ville, qui se trouve près de la frontière avec le Rwanda, fuyant les combats intervenus depuis samedi dernier entre l'armée régulière congolaise (FARDC) et les hommes du Congrès national du peuple (CNDP) dirigé par Nkunda.

Il était accompagné de la Vice Secrétaire d'Etat américaine pour les affaires africaines, Jendayi Frazer, et d'Ali Bongo, représentant de l'Union africaine pour la RDC, a indiqué la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Selon la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), la situation est restée calme, en l'absence de combats depuis 24 heures, après un cessez-le-feu décrété par Laurent Nkunda qui a arrêté ses forces à 15 km de Goma. Par ailleurs, les FARDC auraient repris le contrôle de l'aéroport.

La MONUC a mené des patrouilles dans Goma – une ville d'un million d'habitants – jeudi soir afin de rassurer la population. En conséquence, il n'y aurait pas eu de scènes de pillage vendredi.

La porte-parole a indiqué que le bilan des violences à Goma il y a deux jours s'élevait à 21 morts, dont 8 soldats des FARDC engagés dans des pillages, ainsi que des blessés. La MONUC enquête sur des cas de viol.

Sur le plan humanitaire, la situation restait tendue. La plupart des travailleurs humanitaires assiégés à Rutshuru et Kiwanja ont été évacués dans des hélicoptères de la MONUC, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Malgré un accès encore limité, le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) sont parvenus à acheminer des stocks de biscuits à haute valeur énergétique pour les enfants malnutris dans un centre médical au nord de Goma.

Le HCR signale que plusieurs camps de personnes déplacées près de Rutshuru, à 90km au nord de Goma, auraient été vidés de force, pillés et brûlés. Le Haut Commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties à respecter les principes humanitaires.

Une équipe des Nations Unies est parvenue à faire le chemin de Goma à Kibati, à 10km de là, rapportant que certaines des 45.000 personnes ayant fui deux camps étaient maintenant sur le retour.

Par ailleurs, de nouveaux Congolais ont pris le chemin de l'Ouganda. Près de 600 seraient arrivés vendredi, après avoir marché pendant plus de 20 heures. D'autres se sont rendu à Minova, dans la province du Sud-Kivu (RDC).

Enfin, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Italie vont envoyer 10 tonnes d'équipements médicaux qui devraient pouvoir aider 60.000 personnes pendant un mois. Les stocks contiendront notamment des médicaments contre les maladies diarrhéiques, le paludisme et les traumatismes.

Les déplacements massifs de population dus aux combats entraînent de façon typique des violences physique, sexuelles et psychologiques, une malnutrition aiguë, l'absence d'accès à l'eau et aux sanitaires entraînant des maladies diarrhéiques, des infections respiratoires dues au manque d'abri.

News Tracker: autres dépêches sur la question

Le chef de l'ONU en RDC demande des casques bleus supplémentaires

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jeudi 30 octobre 2008

Conséquence de la démission du commandant des troupes de la Monuc : L’Onu dos au mur !

Le constat est accablant : les troupes de la mission de l’Onu en RD Congo ne sont pas en mesure d’arrêter ou ne veulent pas arrêter les combats qui continuent de s’étendre dans l’Est du pays.

alan_dossHypocrisie. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Alan Doss, n’a pas dit autre chose lors de sa dernière audition devant le Conseil de sécurité. Le chef de la Monuc réclamait des moyens supplémentaires ainsi que le renforcement du mandat. Non sans raison au regard notamment de l’extension des combats, mais aussi et surtout de la catastrophe humanitaire que constituent tous ces déplacés jetés sur la route de l’exode, estimés par les agences onusiennes elles-mêmes à plus de 200.000 civils depuis la reprise des affrontements le 28 août dernier.

Reste, pourtant, ce qu’on ne dit pas assez. Les nouveaux développements intervenus depuis la reprise de Rumangabo. Par le CNDP dimanche dernier, au nez et à la barbe de la Monuc, surabonde d’autres comportements pour le moins équivoques dans le chef de la mission onusienne : tourisme sexuel, trafic d’armes ou des matières premières. Pire, un commandant du contingent indien n’a pas hésité à déclarer publiquement son amitié pour le général Nkunda et sa sympathie pour la cause qu’il défend, là où on se serait attendu de sa part à plus de neutralité. Enfin, la chute de Rumangabo rappelle un autre scénario qui a récemment vu la localité de Tongo évacuée par les Fardc sur insistance de la Monuc aussitôt réinvestie par le CNDP.

Dos au mur

Voulue ou non, il y a là une impasse indiscutable, sur laquelle le Commandant des troupes de l’ONU en RD Congo, l’Espagnol Vicente Diaz de Villegas, a tenté d’attirer l’attention de la Communauté internationale en démissionnant avec fracas trois semaines seulement après sa prise des fonctions.

Il est généralement admis aujourd’hui qu’au-delà des raisons de convenance personnelles invoquées par l’officier onusien, se cache en réalité sa révolte contre la faiblesse des moyens et la timidité du mandat de la mission face aux multiples souffrances de la population congolaise, et à l’incroyable audace des forces rebelles Ce faisant Vicerite Diaz de Villegas place l’ONU en face de ses responsabilités : ou elle veut arrêter la guerre, protéger les populations civiles et contribuer au rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat et s’en donne les moyens ou elle consent à admettre l’existence des agendas cachés dans le chef de certains acteurs majeurs de la Communauté internationale contre lesquels elle ne peut rien.

Évacuer les doutes

Du coup, la pression sur la Monuc est montée de plusieurs crans. Dos au mur, l’ONU doit ainsi apporter la preuve, ou mieux qu’elle n’applique pas une politique de deux poids deux mesures au regard des réactions plus vigoureuses qu’elle déploie tout de même sur d’autres théâtres d’intervention en dehors du continent africain, Au pire, qu’elle n’a pas fait le choix délibéré de se situer dans le camp de ceux qui veulent faire de la RDC une zone éternelle de non droit susceptible de favoriser l’exploitation à moindres frais des ressources naturelles du pays au profit des multinationales installées pour la plupart dans les mêmes pays qui prétendent paradoxalement représenter une certaine légalité internationale.

Face à cette équation, la seule réponse valable, du point de vue des Congolais dans leur grande majorité, est celle qui permettrait de rehausser l’image de l’ONU dans le monde. Ce qui passe nécessairement par l’augmentation des moyens de la mission et le renforcement de son mandat. Voilà donc qui éclaire la nouvelle démarche du régime congolais, qui a choisi, lui aussi de mettre la pression sur la Monuc. À l’exemple de la réunion interinstitutionnelle convoquée mardi par le Président de la République et à laquelle ont été conviés aussi bien le patron de la Monuc que les ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de sécurité.

Les discussions ont tourné autour de quatre questions de fond : la capacité de la Monuc à  protéger les populations civiles conformément à son mandat la responsabilité de la Communauté internationale pour juguler la crise humanitaire la possibilité de faire intervenir une force robuste en appui aux efforts de la  Monuc sur le modèle de la force Artémis ; l’urgence de la recherche des solutions pour la stabilisation de la situation sécuritaire dans la sous région.

Autre exemple, les questions que se pose désormais publiquement le gouvernement congolais en rapport avec la démission du commandant des troupes de la Monuc. Selon, en effet, les termes de la conférence de presse tenue mardi par le Vice-premier ministre en charge de la reconstruction, Emile Bongeli, « toutes les preuves que la mission onusienne refuse de voir démontrent que la guerre qui se passe aujourd’hui dans l’Est du Congo par le CNDP interposé est une agression perpétrée directement par le Rwanda avec l’appui de certaines puissances membres de l’Onu ».

Enfin, preuve que la situation a atteint un seuil critique, ou le stade de la maturation d’un plan qui n’a pas encore dévoilé tous ses ressorts, l’eurocommissaire en charge du développement, Louis Michel, est attendu ce mercredi à Kinshasa. Officiellement, il s’agit d’évaluer les besoins des populations face à la catastrophe humanitaire dans l’Est. Mais les observateurs n’excluent pas que l’homme qui a tenu à bout de bras le processus électoral congolais, au point de négliger tous les préalables majeurs retenus par le dialogue intércongolais comme conditions d’une transition réussie, cherche en réalité à sauver son oeuvre. Il restera à savoir si cela sera par la voie de la force ou de la négociation, quand bien même la tendance est à privilégier cette dernière option au regard des conclusions de la rencontre interinstitutionnelle qui a réaffirmé son attachement au Programme Amani.

(Milor)

KGM/Le Phare

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mercredi 29 octobre 2008

Darfour : la priorité pour la MINUAD est d'être déployée à 80% d'ici à mars 2009, selon Le Roy

193292_leroy28 octobre 2008 – Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a estimé mardi que la priorité pour l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) était d'être déployée à 80% d'ici à mars 2009.

« L'une de nos plus grandes priorités est d'atteindre les objectifs décrits dans le rapport du Secrétaire général, c'est-à-dire un déploiement à 60% d'ici la fin de l'année et à 80% d'ici à mars 2009 », a dit M. Le Roy lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité.

La Secrétaire générale adjointe à l'appui logistique, Susana Malcorra, a estimé pour sa part qu'il était possible de réaliser les nouveaux objectifs fixés en matière de déploiement mais a jugé la tâche très difficile en raison de l'ampleur des difficultés logistiques.

« Il y a environ 6.000 conteneurs, remplis d'équipements destinés à la MINUAD qui se trouvent actuellement au centre logistique des Nations Unies à El Obeid, dans le centre du Soudan. Ces conteneurs sont à 800 kilomètres d'El Fasher, 800 kilomètres de routes étroites et en terre que ne peuvent pas emprunter les gros camions lors de la saison des pluies qui vient de se terminer le mois dernier », a-t-elle expliqué.

Elle a jugé que le transport de cet équipement était indispensable au succès de la Mission et que des progrès avaient été réalisés avec quatre nouvelles compagnies de transport utilisées pour augmenter le transport de conteneurs d'El Obeid vers le Darfour. Les équipements hautement prioritaires sont envoyés par avion et le transport ferroviaire est aussi de plus en plus souvent utilisé, a-t-elle ajouté.

Alain Le Roy, qui s'est rendu au Darfour récemment, du 8 au 11 octobre, a affirmé que des progrès avaient été réalisés, en voulant pour preuve le super-camp de Nyala dont la construction est bientôt achevée et les patrouilles 24 heures sur 24 de la police de la MINUAD dans le camp de Kalma. « Ce sont les signes que la Mission prend forme », a-t-il dit.

Il a toutefois jugé qu'il restait encore beaucoup à faire. « Il y a encore des sites où les hommes et les femmes de la MINUAD sont gravement sous-équipés et vivent et travaillent dans des conditions extrêmement difficiles », a-t-il dit, citant l'exemple de soldats rwandais à Labado tentant de faire de leur mieux malgré l'absence d'équipements essentiels.

M. Le Roy a noté également qu'il y avait encore des combats, des déplacements de population et des viols au Darfour. La criminalité est très élevée dans cette région, a-t-il ajouté. « La MINUAD ne résoudra pas les problèmes du Darfour, elle peut seulement contribuer à la solution », a-t-il dit. Il a estimé que les récentes violences dans le Nord-Darfour étaient profondément inquiétantes. « A moins d'un changement profond des intentions des parties, je crains que nous ne nous rencontrions pour discuter du Darfour encore pendant de nombreux mois », a dit Alain Le Roy au Conseil de sécurité.

News Tracker: autres dépêches sur la question

Darfour : Les conditions d'un bon fonctionnement de la MINUAD toujours absentes

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jeudi 16 octobre 2008

Conférence de presse du mercredi 15 octobre 2008

MONUC

15 oct. 08 - 16h02

Michel Bonnardeaux, Porte-parole Ad intérim

Bonjour à toutes et à tous et merci pour votre fidélité à ce rendez-vous hebdomadaire de l’information avec la MONUC. Bonjour également aux auditeurs de Radio Okapi. Lors de cette conférence de presse nous traiterons des points suivants :

• Réaction du Secrétaire Général des Nations unies face à la reprise des combats dans le Nord Kivu.
• 42 e réunion de la task force du Groupe de suivi conjoint du Communiqué de Nairobi.
• Situation militaire.
• Installation du Comité interprovincial de coordination des opérations de désengagement des groupes armés du Nord et du Sud Kivu
• Activités Affaires civiles.



Réaction du Secrétaire Général des Nations unies face à la reprise des combats dans le Nord Kivu

Dans un communiqué en date du 10 octobre 2008, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, s’est dit de plus en plus préoccupé par les événements récents à la frontière du Rwanda et de la République démocratique du Congo. Le Secrétaire général a lancé un appel au CNDP ainsi qu’au Gouvernement de la RDC afin qu’ils respectent immédiatement le cessez-le-feu et coopèrent avec la MONUC pour la mise en œuvre les zones de séparation.

Monsieur Ban Ki-moon a aussi demandé à toutes les parties de procéder, dans les meilleurs délais, au désengagement selon le plan élaboré par la MONUC, de respecter les obligations souscrites dans les Actes d’engagements de Goma et d’utiliser pleinement les mécanismes prévus à ces fins dans le programme Amani.

42 e réunion de la task force du Groupe de suivi conjoint du Communiqué de Nairobi

La MONUC se félicite de la tenue, le vendredi 10 octobre 2008, de la 42 e réunion de la task force du Groupe de suivi conjoint du Communiqué de Nairobi, organe rassemblant les autorités congolaises et rwandaises, ainsi que la communauté internationale soutenant la mise en œuvre dudit communiqué, chargée de suivre le bon déroulement de l’application du communiqué de Nairobi.

Au cours de cette réunion constructive, qui s’est tenue à Rubavu (ex Gisenyi), au Rwanda, la task force a en particulier discuté des moyens de revitaliser au plus vite le mécanisme de vérification conjoint, mis en place par les Gouvernement congolais et rwandais afin de traiter conjointement de tout litige relatif a des questions transfrontalières.

Situation militaire (Lt Col Jean-Paul Dietrich, Porte-parole Militaire)

En Ituri, suite à la reprise de l’insurrection par les miliciens dans le territoire d’Irumu il y a deux semaines, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé des opérations avec l’appui logistique de la MONUC pour démanteler les milices armées, y compris les éléments dissidents du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI). Les FARDC ont ainsi repris les localités de Kagaba, située à 40 kilomètres de Bunia et de Geti, située à 65 kilomètres de Bunia et elles se sont dirigées vers Aveba, situé à 90 kilomètres de Bunia. Outre les opérations avec les FARDC, la tâche principale de la MONUC demeure la protection des populations, la sécurisation des axes principaux d’approvisionnement reliant l’Ituri au Nord-Kivu et les escortes en faveur des agences humanitaires.

Le 10 octobre 2008, des échanges de tirs entre les FARDC et des éléments armés ont eu lieu à Lengabo, situé à 8 kilomètres au Sud de Bunia, près du poste de la Force de la MONUC à Dele, situé à 5 kilomètres au Sud de Bunia. Les FARDC ont ouvert le feu lorsque les miliciens ont essayé de voler du bétail. Plus de 500 déplacés ont fui vers Bunia. La situation s’est normalisée plus tard. Par ailleurs, à Bunia, dans le but de restaurer l’ordre et d’apaiser la population, la Force de la MONUC a immédiatement renforcé la sécurité en ville et a sécurisé les principales voies d’accès.

Au Nord-Kivu, la semaine dernière était marquée par une détérioration de la situation sécuritaire dans la province. Le 8 octobre, des combats à l’arme lourde ont opposé l’armée nationale aux combattants du CNDP dans le territoire de Rutshuru. Ces combats ont fait rage dans la région qui couvre les localités de Rugari, Rumangabo et Ntamugenga à près d'une cinquantaine de kilomètres au Nord-est de Goma. Au cours des ces affrontements, le CNDP a occupé les installations des FARDC à Rumangabo. Plus de 1500 militaires des FARDC accompagnés de leurs familles en provenance de la région de Rumangabo se sont déplacés à Rutshuru.

L’offensive surprise des FARDC le même jour sur les positions du CNDP à Ntamugenga utilisant la base de la Force de la MONUC comme une plate-forme, a obligé le retrait des militaires de la MONUC qui ont été pris sous le feu croisé.

La situation dans d’autres localités comme Nyanzale, Tongo, Saké et Masisi était tendue mais sous contrôle.

Le 11 octobre 2008, lors d’une mission d’inspection dans les environs de la cité de Masisi, sur l’axe Masisi-Mushake-Sake, à l’Ouest de Goma, non loin de la ferme d’Osso, les Casques bleus du contingent sud-africain ont surpris des troupes du CNDP en flagrant délit de recrutement forcé de mineurs, et ont libéré 13 jeunes âgés de moins de 18 ans, en cours d’entraînement forcé par les troupes du CNDP. Plus de 40 autres personnes, dont près de la moitié de mineurs ayant fraîchement échappé à des tentatives de recrutement forcé du CNDP se sont réfugiées auprès de la MONUC au cours de la semaine écoulée. D’autres rapports crédibles de recrutement forcé d’adultes et de mineurs par différents groupes armés ont continué de parvenir à la MONUC cette semaine et sont en voie de vérification.

Le 13 octobre 2008, des combats violents entre le CNDP et les FARDC ont a nouveau repris à Rushege, dans la région de Tongo, située à 65 kilomètres au Nord de Goma. Les éléments du CNDP sont descendus des collines de Mulimbi, situées à 4 kilomètres de Tongo vers Rushege et ont attaqué les positions occupées par les FARDC depuis le mois de septembre dernier. Les FARDC ont utilisé des armes lourdes en direction de la crête de Bingusha.

Le même jour, des accrochages entre les FARDC et le CNDP ont éclaté dans la région de Nyanzale, située à 63 kilomètres au Sud de Kanyabayonga, notamment à Ndata et à Mayachunvi, situé à 10 kilomètres au sud de Nyanzale.

Hier, les combats à l’arme lourde se sont encore poursuivis dans les mêmes zones. L’utilisation de matériel militaire lourd tels que des lance-roquettes multiples et des blindés, sont de nature à causer des dommages collatéraux importants sur les populations civiles. Plusieurs civils blessés ont été accueillis par la base opérationnelle de la MONUC à Tongo qui continue d’essuyer les tirs croisés des combattants des FARDC et ceux du CNDP. L’intensité des combats et la proximité du matériel militaire des FARDC posent de sérieuses entraves au travail de protection des populations par la MONUC.

Ce matin, depuis 0500 heures, de nouveaux combats entre les mêmes acteurs ont eu lieu à Ntamugenga, à 30 kilomètres de Rutshuru-centre.

Toujours au Nord-Kivu, dans le cadre de la mise en œuvre du Communiqué de Nairobi, une opération entre les FARDC et la Force de la MONUC dans le but de sensibiliser les FDLR a été accomplie dans la région de Mpofi, située à 50 kilomètres à l’Est de Walikale entre le 7 et le 9 octobre 2008.

Une patrouille de 30 Casques bleus, 2 représentants du DDRRR et 2 interprètes, accompagnée de 20 militaires des FARDC ont établi une base à Mpofi et patrouillé les environs. Suite à l’intervention de la MONUC et des FARDC, les barrières de taxation illégales des FDLR ont été démantelées dans les villages de Kigomba et Kembe. Pendant les 72 heures, la patrouille a rencontré 8 éléments des FDLR qui ont été sensibilisés par les représentants du DDRRR.

Au Sud-Kivu, dans la région de Kalehe, 375 combattants Mayi-Mayi de la faction Cobra se sont présentés au camp militaire de l’armée nationale à Minova.

Installation du Comité interprovincial de coordination des opérations de désengagement des groupes armés du Nord et du Sud Kivu

Le Comité interprovincial de coordination des opérations de désengagement des groupes armés du Nord et du Sud Kivu, organe chargé d’appuyer la mise en œuvre et le bon déroulement des opérations de désengagement, des activités liées au désarmement, à la démobilisation et réinsertion des combattants, au brassage, à l’intégration dans l’armée nationale, et aux opérations de stabilisation prévu dans le cadre du Programme Amani, a été officiellement institué, dimanche 12 octobre, à Goma.

Cette installation a eu lieu au cours d’une cérémonie officielle présidée par le Coordinateur du Programme Amani, l’Abbe Appolinaire Malu Malu, et en présence des autorités congolaises de la MONUC, et de la facilitation internationale, ainsi que des divers partenaires impliqués dans ce processus. A cette occasion, les membres de la structure provinciale de désengagement des groupes armés du Nord Kivu ont également été solennellement installés par le comité interprovincial. La structure provinciale similaire pour le Sud Kivu ayant quant à elle été instituée le mardi 14 octobre à Bukavu.

Activités Affaires civiles

Face a la violence dont les agences des Nations unies, la MONUC sont victimes de manière périodique, la section des Affaires civiles de la MONUC, la société civile et les étudiants de l’Université de Kisangani ont eu une séance de travail hier mardi 14 octobre 2008 afin d’examiner la question et d’en à trouver les solutions.

Au terme de la séance de travail, il a été proposé à la section des Affaires civiles de la MONUC Kisangani un soutien à la société civile locale afin de lui permettre une meilleure sensibilisation des populations et des étudiants par le biais d’ateliers du rôle des différents paternaires. Il a été également recommandé la tenue régulière d’une réunion avec la participation de représentants de la société civile, ceux des agences des Nations unies, de la MONUC et des représentants d’étudiants en vue de dissiper certaines rumeurs. Enfin, il a été souhaité la mise en œuvre de projets d’impacts rapide en faveur des étudiants leur permettant une bonne compréhension du rôle du mandat de la MONUC. Au regard de la pertinence des propositions, la section des Affaires civiles de la MONUC, partagera celles-ci avec d’autres sections de la MONUC ainsi qu’avec les agences des Nations unies pour un profond examen avant la prochaine réunion prévu très prochainement.

Lutte contre l’impunité liée aux violences sexuelles

Le Tribunal Militaire de Garnison de Kalemie, siégeant en matière répressive, a rendu le 13 octobre 2008 un jugement contre un Brigadier en Chef de la Police Nationale Congolaise de Kalemie, poursuivi pour viol réputé à l’aide de violences sur une mineure âgée de 9 ans, faits commis à Kalémie le 22 août 2008.

Le Tribunal Militaire de Garnison l’a condamné à 15 ans de Servitude Pénale Principale et a aussi prononcé son exclusion de la PNC avec incapacité de servir sous le drapeau congolais à quelque titre que ce soit

La MONUC salue cette décision et encourage la Justice congolaise, tant civile que militaire, à poursuivre sans délai tous les auteurs de violences sexuelles et à les condamner à des peines appropriées.

 

Points de presse

 

Conférence de presse du mercredi 15 octobre 2008

15 oct. 08 - 16h02

Conférence de presse MONUC du mercredi 24 septembre 2008

24 sep. 08 - 16h41

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