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Rwanda par Cathy et José

L'Amour entre deux familles que le hasard a réuni .

mardi 2 décembre 2008

L'ONU prône un dépistage systématique du sida chez les nouveaux-nés à risque

NEW YORK (AFP) — Un dépistage systématique du sida chez les nouveaux-nés à risque permettrait de sauver de nombreuses vies, affirme un rapport publié lundi par quatre agences de l'ONU.

"Un diagnostic et un traitement précoces peuvent améliorer grandement les chances de survie des nouveaux-nés exposés au virus VIH du sida", dit ce rapport.

Rédigé par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Onusida et le Fonds de l'ONU pour la population (Fnup), il a été présenté à New York à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

"Faute d'un traitement approprié, la moitié des enfants infectés par le VIH mourront d'une cause liée au VIH avant leur deuxième anniversaire", selon Ann Veneman, directrice de l'Unicef, citée dans le rapport.

"Les taux de survie augmentent de 75% pour les nouveaux-nés séropositifs si on établit le diagnostic et qu'on commence le traitement avant qu'ils n'aient 12 semaines", ajoute-t-elle.

Cependant, en 2007 moins de 10% des nourrissons nés de mères séropositives ont été testés pour le VIH avant l'âge de deux mois, déplore le rapport, qui recommande un effort accru de dépistage afin que les traitements adéquats puissent commencer aussi tôt que possible.

"Aucun bébé ne devrait mourir du sida de nos jours, nous savons comment prévenir ces décès tragiques", affirme pour sa part la directrice de l'OMS, Margaret Chan, qui appelle à renforcer les systèmes de santé pour que mères et enfants reçoivent un traitement aussi vite que possible.

Le rapport prévoit de prochains progrès dans certains des pays les plus affectés par le virus, comme l'Afrique du Sud, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, le Swaziland et la Zambie, où le dépistage précoce va se faire à plus grande échelle.

En 2007, 30 pays à bas et moyen revenu utilisaient le dépistage du sida à partir d'échantillons de sang séché recueillis sur sérobuvard, contre 17 seulement en 2005, dit le rapport.

Un inconvénient cependant: les femmes enceintes sont encore bien trop peu nombreuses à connaître leur statut en matière de VIH, notamment en Afrique sub-saharienne.

"La prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant n'est pas seulement efficace, c'est un droit humain", déclaré le Dr. Peter Piot, directeur d'Onusida. Bien que des progrès soient constatés dans beaucoup de pays, notamment africains, "nous devons augmenter de manière significative le dépistage et le traitement des femmes enceintes", ajoute-t-il.

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lundi 1 décembre 2008

Les pays en développement passent en force au générique

C'est une petite faille qui a fait avancer (un peu) les choses : en 2001, l'accord de l'OMC sur les Adpic (aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce) en matière de protection par brevet autorise les pouvoirs publics d'un pays à fabriquer un produit breveté ou à utiliser le procédé breveté sans le consentement du titulaire du brevet.

Ces "licences obligatoires" ont permis à certains pays de faire baisser drastiquement le prix de traitements contre le sida.

Bras de fer
Ainsi, le Brésil a pu importer des versions génériques de l¹efavirenz à un prix trois fois inférieur au médicament original. Et, selon MSF, "la concurrence introduite par les génériques a permis de faire baisser le prix de certains médicaments de première ligne de 99%".

Pour l'heure, seuls le Zimbabwe, la Malaisie, la Zambie, l'Indonésie, le Brésil, la Thaïlande et le Rwanda ont eu recours à des licences obligatoires, les autres pays ayant peur de représailles de la part des compagnies pharmaceutiques, qui cherchent à protéger leurs brevets, et des pays développés, qui soutiennent leur industrie.

Ainsi, la Commission européenne et la Suisse ont fait pression sur le gouvernement thaïlandais en début d¹année, après que celui-ci a décidé d'accorder des licences obligatoires à quatre médicaments
anticancéreux. Le bras de fer n'en est qu'à ses débuts.

ibw46zq74n8qmwikkflenbrafccigrjAlexandre Zalewski
Metrofrance.com

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samedi 29 novembre 2008

VIH/SIDA dans les prisons : les défis à relever

Le 1er décembre est la journée mondiale du sida. Pour marquer cette date importante, Raed Aburabi, le coordonnateur du CICR pour les questions de santé en milieu carcéral, décrit le travail entrepris par l’institution pour lutter contre le VIH/SIDA dans les prisons. Il souligne la gravité du problème et les difficultés que posent le traitement des détenus malades.


©CICR

Raed Aburabi, coordonnateur du CICR pour les questions de santé en milieu carcéral

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Raed Aburabi, coordonnateur du CICR pour les questions de santé en milieu carcéral

©CICR

Le VIH/SIDA est-il un problème majeur dans les prisons ?

Dans de nombreuses prisons à travers le monde, et tout spécialement dans les zones de conflits, on enregistre un taux élevé d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) – un virus qui attaque le système immunitaire, rendant le patient vulnérable à toute une série de maladies, et qui cause finalement le syndrome d’immunodéficience acquise (sida). En même temps, la tuberculose (TB), la syphilis, diverses souches de virus de l’hépatite virale et d’autres maladies contagieuses se retrouvent aussi fréquemment dans les prisons. En fait, le VIH et la TB sont des maladies dites « jumelles », car elles se nourrissent l’une l’autre.

Dans la plupart des pays, le taux d’infection par le VIH tend à être significativement plus élevé dans les prisons que dans la population en général, même si la prévalence varie considérablement d'un endroit à l'autre. Plusieurs pays ont signalé un taux de l'ordre de 10 à 20% dans le milieu carcéral. Toutefois, on ne connaît pas l'étendue de l’épidémie dans les prisons des pays à bas revenus.

Plusieurs facteurs, dont la surpopulation, le tatouage et la toxicomanie, font des prisons un terrain propice à la transmission de l'infection TB/VIH. L'injection de drogue avec des seringues partagées, non stériles, explique probablement la plupart des nouveaux cas de VIH dans les prisons. Les rapports sexuels sans protection entre hommes (parfois le viol) est un autre facteur important de transmission parmi les détenus.

Le VIH/SIDA est donc, sans conteste, un problème majeur dans les prisons.

Que fait le CICR pour lutter contre ce problème ?

©CICR/T. Gassmann/v-p-bi-n-00077-35

Une prison au Burundi.

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Une prison au Burundi.

©CICR/T. Gassmann/v-p-bi-n-00077-35

Le CICR est en première ligne pour s'attaquer à ce problème. Les délégués de l'institution visitent des détenus dans presque 80 pays, sur l’ensemble du globe, afin de s’assurer que leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé sont acceptables. Le personnel médical du CICR repère, évalue et classe par ordre de priorité les problèmes de santé, notamment la TB et le VIH/SIDA, qu'il rencontre dans les prisons où il se rend.

Le CICR a participé activement à des programmes de lutte contre le VIH/SIDA dans diverses prisons, notamment en Arménie, en Azerbaïdjan, en Géorgie et au Kirghizistan. En Afrique, il réalise des programmes dans différents pays tels que le Burundi, la Côte d'Ivoire, le Rwanda, le Swaziland et l'Ouganda.

Le CICR attire l’attention sur le problème et essaie de faire en sorte que les parties qui peuvent avoir une influence, notamment les États, les organisations internationales, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que les milieux médicaux, assument leurs responsabilités.

Le CICR ne traite pas lui-même les prisonniers atteints par le VIH/SIDA en leur administrant des anti-rétroviraux, mais il s'efforce plutôt de créer les conditions qui permettront un traitement efficace. En Ouganda, par exemple, le CICR a lancé un projet pilote dans trois prisons, dont le but était d’améliorer la santé des détenus en renforçant la capacité des services de médecine pénitentiaire ougandais à offrir des traitements contre le VIH/SIDA, la TB et le paludisme qui soient équivalents à ceux qui sont pratiqués hors des murs de la prison. Le CICR a également fourni aux services médicaux des prisons et au ministère de la Santé un modèle éprouvé et efficace pour améliorer la prévention et le traitement du VIH, de la TB et du paludisme dans tout le système carcéral avec les ressources disponibles. Des projets semblables vont maintenant être entrepris par les autorités dans d'autres établissements de détention.

Quelle est l'approche du CICR?

Le CICR travaille en partenariat avec diverses parties intéressées. Il collabore avant tout avec les gouvernements pour que ceux-ci manifestent leur volonté politique de s'attaquer au problème. Comme le VIH/SIDA a des implications sociales, sanitaires et économiques, il est important que les différents organes gouvernementaux coopèrent pour pouvoir mettre en œuvre un programme cohérent. Le CICR travaille également avec les autorités locales, les ministères de la Santé et la communauté internationale, pour ne citer que quelques-uns de ses partenaires.

Avant de lancer un programme de lutte contre le VIH/SIDA dans une prison, le CICR essaie de voir comment la maladie y est contractée ou propagée. Ces informations, et le fait de comprendre comment la prison est gérée, permettent au CICR d’élaborer des stratégies.

Par exemple, dans les prisons azerbaïdjanaises, le CICR a collaboré avec des fonctionnaires gouvernementaux pour évaluer leurs connaissances ainsi que l'attitude et la pratique adoptées face au VIH/SIDA, afin de voir comment il peut contribuer à donner au VIH une place prioritaire.

Pour qu’un programme de lutte contre le VIH/SIDA dans les prisons soit efficace, il est essentiel que le traitement offert soit semblable à ceux qui existent à l’extérieur, dans la communauté dans laquelle le détenu va probablement retourner. Comme le VIH/SIDA nécessite un traitement à vie, il faut que la communauté soit capable de poursuivre le traitement commencé en prison lorsque le détenu sera libéré. Dans ce sens, le CICR collabore étroitement avec les Sociétés nationales pour assurer un traitement et un suivi adéquats.

Quelles sont les difficultés que pose le traitement du VIH/SIDA dans les prisons ?

©CICR/F. Clarke/v-p-az-e-00048

Une prison en Azerbaijan.

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Une prison en Azerbaijan.

©CICR/F. Clarke/v-p-az-e-00048

Le VIH/SIDA se distingue d'autres maladies à cause de diverses considérations d’ordre sociétal, culturel, médical et éthique. Certains pays nient l’existence du problème, d'autres en font un sujet tabou.

Persuader les pays de faire de ce problème une question prioritaire est un véritable défi. En général, les prisons se trouvent assez bas sur la liste de financement du gouvernement. Il est nécessaire de faire reconnaître aux autorités politiques que les détenus sont des membres de la communauté qui sont temporairement incarcérés mais qui rejoindront le monde extérieur tôt ou tard.

Par ailleurs, les pressions qui s'exercent sur les patients et le personnel sont énormes. Souvent, les services médicaux des prisons ne sont pas du même niveau que ceux dont bénéficie la population, et de ce fait, il arrive que des détenus refusent un traitement. En outre, le VIH/SIDA est perçu comme une affaire privée, et les gens hésitent à faire le test à cause de la honte liée à la maladie ou parce qu'ils ne font pas confiance au système de santé.

Et puis, il ne faut pas oublier les coûts. Les conditions de vie dans les prisons dépendent du niveau de développement économique des pays dans lesquels celles-ci sont situées, et il en va de même de la qualité des services médicaux. Même si le coût du traitement contre le VIH/SIDA a baissé au cours des ans, certains pays en développement ne peuvent toujours pas le payer. De plus, il faut former le personnel médical et effectuer des tests en laboratoire. Ces coûts supplémentaires doivent être assumés par un système dont les ressources sont déjà insuffisantes.

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lundi 24 novembre 2008

RDC: reprise de la distribution d'aide médicale derrière les lignes rebelles

GOMA, RD Congo — La distribution d'aide médicale aux quelque 40.000 personnes coincées derrière la très mouvante ligne de front de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a pu reprendre après l'avancée rebelle de la semaine écoulée, a annoncé dimanche l'organisation humanitaire Merlin.

Selon cette ONG, dont le siège est à Londres, une cargaison de produits médicaux de base a été acheminée à une vingtaine de centres de soins autour de Kanyabayonga et de Kirumba pour la première fois depuis la prise de ces deux villes par les hommes de Laurent Nkunda voilà dix jours.

"Nous sommes vraiment heureux d'être ici", a commenté la porte-parole de Merlin Louise Orton, interrogée à Goma. "Nous n'y étions plus depuis une semaine et demie. Nous savons que les centres de santé ont grand besoin de médicaments."

Plus de 250.000 personnes ont été déplacées depuis qu'ont éclaté en août dans le Nord-Kivu les combats entre l'armée régulière et les rebelles de l'ancien officier Laurent Nkunda.

Celui-ci assure se battre pour protéger les minorités congolaises, particulièrement les tutsis, des hutus qui ont fui au Congo-Kinshasa après le génocide du Rwanda en 1994. Mais ses détracteurs l'accusent de vouloir tirer profit d'une destabilisation de la région, quitte à laisser ses forces se rendre coupables de violations multiples des droits de l'Homme.

Le chef rebelle a tenté samedi à rassurer la population vivant dans la zone récemment conquise par ses troupes. Devant plusieurs milliers de personnes rassemblées à Rutshuru à l'occasion de sa première réunion publique, il a affirmé que ses hommes avaient l'intention d'amener la paix, et non la guerre, en RDC.

Laurent Nkunda a lancé un message d'unité aux habitants de Rutshuru, dont les forces rebelles se sont emparées le mois dernier, minimisant les divisions ethniques qui ont alimenté l'insurrection dans ce pays d'Afrique centrale. "Nous sommes tous congolais!", a-t-il lancé.

Fin octobre, les hommes de Laurent Nkunda ont avancé jusqu'au nord de Goma, forçant l'armée congolaise à se retirer de cette zone. Les rebelles ont appelé à un cessez-le-feu, mais des affrontements sporadiques avec l'armée et les milices pro-gouvernementales continuent de se produire.

Jeudi, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé d'envoyer 3.100 casques bleus supplémentaires dans l'est de la RDC, pour renforcer les 17.000 hommes de la MONUC, la Mission des Nations unies au Congo.

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La protection sociale n’est pas un frein pour l’Afrique

Longtemps, les experts du Fonds monétaire international (FMI) ont considéré que le développement économique en Afrique pouvait faire l’impasse sur des systèmes de sécurité sociale. L’assurance-maladie, l’assurance-vieillesse étaient perçus comme des charges qui entravaient la croissance.

Le rapport «Une sécurité sociale dynamique pour l’Afrique : une stratégie pour le développement», que l’Association internationale de la Sécurité sociale (AISS) a rendu public le 18 novembre à Kigali (Rwanda), montre que la problématique est en train de s’inverser. Les assurances maladie, vieillesse ou accident du travail, commencent à être perçues comme des préalables au développement économique.

Des pays comme le Botswana, l’Egypte, l’île Maurice, la Namibie et l’Afrique du Sud ont ainsi réalisé que le versement de pensions de retraite aux personnes âgées était un formidable levier pour sortir les familles de la pauvreté. «Sur l’île Maurice, la proportion de personnes âgées dans les ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté est de 64 % sans la pension, de 19 % avec cette pension», dit le rapport de l’AISS. Celle-ci est faible (quelques euros ou dizaines d’euros par mois) ; elle est distribuée à des personnes qui n’ont jamais cotisé ; mais elle solvabilise l’ensemble du noyau familial. «Les bénéficiaires d’une pension de vieillesse fournissent des uniformes scolaires, des livres et des soins de santé à leurs petits enfants», précise le rapport. Au Lesotho, un mécanisme semblable a «permis de réduire de moitié le taux de sous-alimentation». Sans aide publique aux personnes âgées, l’équilibre économique de la cellule familiale élargie se rompt.

Les épidémies et le sida sont des facteurs d’appauvrissement quand les familles assument seules le coût des soins. La mise en place de systèmes d’assurance-maladie ne peut que contribuer à leur cohésion et à leur solvabilité. Et par conséquent à l’économie tout entière. Mais compte tenu de la pénurie des ressources, rien ne peut se faire sans solidarité internationale : un syndicat du Luxembourg a aidé le Ghana, le gouvernement néerlandais a apporté son expertise au Nigeria, et l’Agence allemande pour le développement a cofinancé l’assurance-maladie du Kenya.

Beaucoup reste à faire pour que des «stratégies nationales de sécurité sociale, globales, cohérentes et intégrées» voient le jour. Et la pauvreté n’a rien de rédhibitoire. «Il a été démontré qu’un ensemble de prestations modeste, comprenant des soins de santé universels, des pensions de vieillesse et d’invalidité non contributives, des prestations pour enfants et une assistance sociale ciblée coûterait moins de 6 % du produit intérieur brut en Tanzanie», note le rapport.

La généralisation de la protection sociale prendra du temps. La pauvreté générale des Africains et les pandémies comme le sida réduisent la capacité des citoyens à cotiser. Parallèlement, l’accroissement de l’économie informelle fragilise les systèmes de retraite financés par l’impôt.

Enfin, les embryons d’assurance-vieillesse ou maladie existants risquent d’être paralysés par la bureaucratie ou la corruption. Toutefois, l’AISS se veut optimiste : le train de la protection sociale avance en Afrique.

Yves MAMOU

© Le Monde 2008
Distribué par
The New York Times Syndicate

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jeudi 20 novembre 2008

RD Congo : Rapport de situation humanitaire au Nord-Kivu du 18 au 19 novembre 2008

Faits saillants

- Affrontements le 18 novembre entre les FARDC et les PARECO à Kayna et Kirumba.

- Le Centre Nutritionnel Thérapeutique (CNT) de Kayna a été pillé ce 19 novembre par des militaires FARDC.

- 2 000 congolais ont traversé la frontière de l'Ouganda hier, portant le total estimé de réfugiés à 14 500.

- Arrivée à Goma du Ministre britannique chargé de l'Asie, l'Afrique et l'ONU.

Contexte politique et sécuritaire

- La situation sécuritaire demeure tendue et volatile dans la province

- Affrontements signalés hier mardi 18 novembre entre les FARDC et le PARECO suite aux pillages perpétrés par les FARDC dans les localités de Kayna et de Kirumba. Bilan provisoire: 6 civils tués par les FARDC

- Le CNDP a annoncé le mardi 18 novembre un retrait unilatéral de ses troupes sur une distance de 40 km sur les axes Kanyabayonga-Nyanzale et Kabasha-Kiwanja.

- Pour prévenir les pillages dans leur cité, les commerçants de Butembo ont fait recours aux Mayi- Mayi de Vurondo pour sécuriser la cité

- Arrivée le 19 novembre à Goma de Monsieur Marc Malloch Brown, Ministre britannique en charge de l'Asie. l'Afrique et l'ONU. Il a visité le camp de déplacés de Mugunga.

- L'arrivée de Mme Soraya Rodriguez, Ministre Espagnole de la Coopération Internationale, initialement prévue ce mercredi, est reportée à jeudi 20 novembre.

Mouvements de populations

Grand Nord

- Psychose au sein des populations déplacées et autochtones à Kanyabayonga, Rwindi, Kirumba, Mabenga. Des départs préventifs sont observés à la suite de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Nord de Rutshuru et Sud Lubero.

Territoire de Rutshuru

- 2 000 personnes ont traversé la frontière au niveau d'Ishasha mardi soir, selon le HCR. Avec cette nouvelle vague, on estime à 14 500 le nombre de congolais réfugiés en Ouganda depuis la reprise des combats à la fin du mois d'août

- Selon un rapport préliminaire du HCR, 58 % des personnes se trouvant dans le Camp de Kibati I sont des déplacés de moins de trois mois contre 19 % qui le sont depuis 3 à 12 mois tandis. 23 % sont des déplacés de 1 à 3 ans. Parmi tous ces déplacés, seuls 2 % connaissent là leur premier déplacement.

- Les rumeurs d'une attaque imminente des Mayi-Mayi a provoqué depuis ce mercredi matin un mouvement de population de Kiwanja vers la cité de Rutshuru

Minova (Sud-Kivu)

- Le propriétaire de la plantation de Mubimbi II s'oppose à la présence des déplacés sur ce site. Celui-ci, appelé aussi Kishinji, est le prolongement du site de Mubimbi I. Il faut donc étudier la possibilité de relocaliser les déplacés de Mubimbi II sur Kitalaga et harmoniser avec les autorités politicoadministratives.

Incidents contre les humanitaires

- Les militaires FARDC ont pillé ce 19 novembre vers 18 heures le Centre Nutritionnel Thérapeutique (CNT) de Kayna. Ils ont emporté casseroles, matelas et autres matériels. Déjà le matin, ils étaient venus et étaient repartis sans rien prendre à la vue des enfants malnutris, selon LWF. Ce CNT héberge 50 enfants souffrant de malnutrition sévère.

- Le lundi 17 novembre, un militaire, non autrement identifié, est entré dans la base du CICR à Kirumba, où il a réussi à ravir téléphones et autres biens des agents CICR. Suite à cet incident, des démarches d'évacuation des ces agents sont en cours.

Gaps

Sécurité alimentaire

- La FAO rapporte 114,3 % d'augmentation du prix des denrées alimentaires à Goma de janvier au 17 novembre. D'octobre au 17 novembre, les prix ont connu une hausse de 6,4 % d'octobre. Les difficultés d'approvisionnement de la ville suite à l'insécurité, la désertion des champs par les ménages et la dégradation des routes de desserte agricole expliquent cette situation.

Eau & assainissement

- A Rutshuru et Kiwanja, malgré la réhabilitation du réseau d'eau de Mbigo par Solidarités/RRM, il y a toujours une insuffisance d'eau. Pendant ce temps, les conditions d'hygiène des latrines à ciel ouvert fait craindre l'éclatement des épidémies.

- Du fait de sa situation sur la ligne de front entre le CNDP et les FARDC, une grande partie du réseau d'eau qui dessert Sake, pose un problème d'accès.

Protection

- Il y a une absence des acteurs dans le domaine de la protection à Rutshuru.

- Nécessité du renforcement des actions de plaidoyer et de collecte systématique des cas d'abus et d'exactions contre la population.

Assistance

Abris et biens non alimentaires

- Fin de la distribution de kits des biens non alimentaires (friperie, moustiquaires, kits hygiéniques pour femmes) à plus de 4 000 déplacés du site lycée Kilimani, à Masisi.

Eau et assainissement

- En réponse à l'épidémie de choléra à Sake, Solidarités/RRM est en train de construire 100 postes de latrines.

Education

- Problématique de la scolarisation des enfants déplacés à Kibati : Solidarités/RRM va faire une évaluation en vue de construire des salles de classe d'urgence.

Santé/Nutrition

- Le cluster santé a adopté le 18 novembre le plan de distribution de médicaments dans huit zones de santé (Goma, Karisimbi, Rutshuru, Kirotshe, Mweso, Masisi et Walikale). Un total de 159 kits de base est distribué à partir de ce mercredi 19 novembre pour permettre aux déplacés et autres populations affectées l'accès gratuit aux soins pendant trois mois.

- L'UNFPA a remis à MERLIN 500 kits d'accouchements individuels pour appuyer la zone de santé de Rutshuru. La même agence des Nations Unies a distribué des kits de médicaments et du matériel des soins obstétricaux de base à l'hôpital de référence de Goma. Les centres de santé de Kibumba et de Kibati ont aussi reçu des kits de maternité. Toutes ces zones de santé ont bénéficié de 30 000 préservatifs.

- 20 cas de violences sexuelles rapportés à Goma entre les 12 et 18 novembre, selon les services de santé provinciaux.

- 29 cas de cholera sans décès rapportés entre le 17 et le 18 novembre dans la province. L'essentiel des cas provient de Rutshuru.

- Les centres de santé d'Ishasha, Nyamilima ont été approvisionné en médicaments.

Protection

- La MONUC/Child Protection de Beni rapporte que 38 Enfants Sortis des Forces et Groupes Armés (ESFGA) du Centre de Transit et d'Orientation (CTO) de la Caritas ont été évacués le mardi 18 novembre avec 4 de leurs encadreurs par vol MONUC de Kanyabayonga vers Goma, pour leur sécurité. Depuis que la situation sécuritaire s'est dégradée à Kanyabayonga, ces enfants avaient trouvé refuge auprès du clergé catholique de la place. Le samedi 15 novembre, ils ont été conduits à la base du contingent indien de Kanyabayonga d'où ils ont été évacués.

Logistique

- Le cluster logistique dispose maintenant de 10 camions et d'une grande capacité d'entreposage à Goma. Kampala reste la base-arrière privilégiée pour la réception et le transfert des vivres et des biens non alimentaires. Le cluster compte aussi augmenter sa capacité de stockage à Gisenyi (Rwanda) et Entebbe (Ouganda)

Minova (Sud-Kivu)

Assistance

Sécurité alimentaire

- Deux ONG locales ont été ciblées par la FAO pour assister les déplacés en semences et outils aratoires. Il y a nécessité d'harmoniser entre la FAO, les deux ONG locales et ACF, qui a déjà distribué des semences et outils aratoires.

Eau et assainissement

- OXFAM GB veut intervenir à Minova pour réhabiliter le système d'eau. Il y a nécessité de coordonner et de revoir les gaps avec ACF, OXFAM Québec, IRC/RRM et le Bureau Central de la Zone de santé de Minova.

Pour plus d'informations, visitez le site humanitaire : http://www.rdc-humanitaire.net

Contacts :

- Christophe Illemassene, Information Manager, OCHA RDC, illemassene@un.org, Tél.: + 243 819 889 195
- Ivo Brandau, Chargé d'information OCHA-RDC, brandau@un.org, Tél. : + 243 815 142 956
- Noel Tsekouras, Desk Officer OCHA New York, tsekouras@un.org, Tél.: + 1 917 367 93 67



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samedi 15 novembre 2008

Rwanda : Premier Forum régional de la sécurité sociale pour l’Afrique

Date de parution : vendredi 14 novembre 2008.


Ce Forum offrira aux participants une plate-forme idéale pour l’échange d’informations sur les principales tendances régionales et les sujets prioritaires de la sécurité sociale en Afrique.

FIN/IPG/MMO/2008

© Copyright Infosplusgabon

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mercredi 12 novembre 2008

Un Rwanda en meilleure santé

Cliquez sur le lien ci dessous:

http://www.intrahealth.org/assets/uploaded/brochures/RwandaBook_F.pdf

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Rapport journalier de situation - Action sanitaire en situation de crise en RD Congo, 10 novembre 2008

LES POINTS SAILLANTS

Dernières informations sur l'action de l'OMS, des partenaires du secteur de la santé et sur les besoins sanitaires durant la crise actuelle au Nord Kivu:

- Situation calme lundi 10 novembre 2008 dans l'est de la République Démocratique du Congo: aucun combat n'a été signalé depuis 24 heures;

- Réunion de l'Inter-Cluster de ce jour: 84 millions de dollars américains nécessaires pour couvrir les besoins humanitaires urgents des populations affectées par les combats dans le Nord Kivu;

- Accusés d'avoir appuyé les forces armées de la RDC, les rebelles hutu rwandais de FDLR (Force démocratique pour la libération du Rwanda) nient, dans un communiqué publié ce jour, être impliqués dans les combats.


MISE A JOUR SUR LA SITUATION

- "Sur le terrain, c'est calme" dans l'ensemble de la province du Nord Kivu, a déclaré ce jour le porte-parole militaire de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. A Ngungu, localité située à 60 km à l'ouest de Goma (capitale du Nord Kivu), et qui avait connu des affrontements dimanche matin, aucun combat n'a été signalé depuis vingt-quatre heures. Ce lundi, l'armée congolaise et les troupes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) se faisaient toujours face près de Kibati, dans la périphérie nord de Goma. Les deux camps étaient toujours séparés par quelques centaines de mètres seulement, selon la MONUC qui cherche à les faire reculer pour éviter une reprise des hostilités dans cette zone stratégique;

- Au moins 84 millions de dollars sont nécessaires pour couvrir les besoins humanitaires urgents des populations affectées par les combats du Nord Kivu. Cette évaluation a été faite ce jour à l'issue d'une réunion de l'Inter-cluster tenue à Kinshasa;

- Les activités de vaccination contre la rougeole se poursuivent dans les aires de santé de Shasha, Kihindo et Bweremana dans la zone de santé de Kirotshe. Avec l'appui de l'OMS, de l'UNICEF et du Ministère provincial de la santé, cette campagne cible plus de 11.000 enfants de 6 à 59 mois.

EVALUATION DE LA SITUATION SANITAIRE

CHOLERA : l'hôpital général de référence de Virunga (à Goma) a admis 2 nouveaux cas de choléra, tandis que l'hôpital général de Rutshuru en a enregistré 9, contre 12 dans l'aire de santé Chambucha, dans la zone de santé Walikale;

ROUGEOLE : l'hôpital général de référence de Masisi a notifi é 6 nouveaux cas de rougeole.

REPONSE DE L'OMS ET DES AUTRES PARTENAIRES

- L'OMS appuie International Medical Corps (IMC) avec 500 litres de Ringer lactate pour la lutte contre le choléra dans l'aire de santé de Chambucha (ZS de Walikale) et dans la ZS de Karisimbi;

- Remise ce jour par UNFPA de 2 kits (santé de la reproduction) à Merlin pour la zone de santé de Rutshuru et à IMC pour le centre de santé de Kibati;

- Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) renforce l'équipe médicale de Hôpital militaire de Goma avec 1 chirurgien, 1 anesthésiste et 1 infi rmier. Le CICR a également fourni 1 kit chirurgical à l'hôpital militaire de Goma et a pré-positionné 4 kits basiques pour 4 structures dans les zones de santé de Lubero et Kayna;

- Save the Children procède à la construction d'une clinique mobile pour épauler IMC à Kibati. Cette ONG internationale distribue également des vivres et non vivres à 122 enfants non accompagnés dans les sites de Kibati I et Kibati II. Elle assistance dans le même temps 22 familles d'accueil des enfants associés aux groupes armés (5 familles à Rutshuru et 17 familles à Goma).

BESOINS URGENTS

Protection des humanitaires et libre accès aux déplacés.

Pour plus d'informations supplémentaires, veuillez contacter:

Dr Matthieu Kamwa, Représentant de l'OMS en République Démocratique du Congo
Email: kamwam@cd.afro.who.int

Dr Brice Ahounou, Point Focal Action Sanitaire en Situation de Crise
Email: ahounoub@cd.afro.who.int

Dr Valentin Mukinda, EHA, RDC.
Email: mukindav@cd.afro.who.int

M. Eugène Kabambi, Chargé de Communication, EHA, Kinshasa.
Email: kabambie@cd.afro.who.int

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RWANDA: Une campagne offensive pour protéger les mamans et leurs bébés

2008110315Photo: Keishamaza Rukikaire/IRIN

A 35 ans, Béata Mukankundiye est enceinte de son cinquième enfant, mais c’est la première fois qu'elle se rend dans un centre de santé pour y recevoir des soins prénataux

KIGALI, 6 novembre 2008 (PlusNews) - Tandis que les pays voisins luttent pour inciter les femmes enceintes à se présenter dans les centres de soins prénataux, les femmes du Rwanda semblent y affluer.

Au Rwanda, 72 pour cent des femmes enceintes se soumettent à des tests de dépistage du VIH et bénéficient de conseils et autres services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME). Au Burundi, en revanche, moins de 20 pour cent des centres de santé offrent des services de PTME, tandis qu’au Kenya, la moitié des femmes enceintes y ont accès.

En Ouganda, 70 pour cent des femmes accouchent encore chez elles, avec l’aide d’accoucheuses traditionnelles (AT) sans qualification médicale, contre 40 pour cent seulement au Rwanda voisin.

Entre 1999 (année d’ouverture du premier centre de PTME) et 2001, un peu plus de 11 000 femmes rwandaises se sont soumises à des tests de dépistage du VIH ; en 2006, ce nombre était bien supérieur à 200 000 par an.

Le Rwanda affiche un taux de prévalence du VIH d’environ trois pour cent, mais dans les zones urbaines, ce taux peut atteindre sept pour cent.

Selon les experts, les succès remportés par le pays dans la lutte contre le VIH/SIDA sont le fruit d’une campagne énergique menée en vue de réduire le nombre d’infections chez l’enfant ; le gouvernement espère en effet réduire de plus de 50 pour cent le nombre de bébés nés séropositifs d’ici à l’an 2012.

« Les services de PTME sont aujourd’hui prodigués aux trois niveaux de soins : dans les hôpitaux nationaux de référence, les hôpitaux régionaux et les centres de santé », a expliqué le docteur Martha Mukaminega, directrice technique associée de la Fondation Elizabeth Glaser pour le sida pédiatrique (EGPAF), qui a aidé le gouvernement à prodiguer des services de PTME à plus de 100 000 femmes au cours des sept dernières années.

« En cherchant à éradiquer le VIH chez l’enfant, nous nous sommes intéressés à la prévention du virus chez l’adulte, pour pouvoir réduire la probabilité d’infection des nourrissons », a-t-elle expliqué. « Nous avons également augmenté le nombre de personnes sous ART [thérapie antirétrovirale] : lorsque les gens sont sous ART, ils risquent moins de transmettre le virus à leurs partenaires sexuels, et il y a moins de risques que les femmes enceintes le transmettent à leurs enfants à naître [...] presque tous les domaines de la lutte contre le VIH touche le VIH chez l’enfant ».

Les centres de santé proposent systématiquement des tests de dépistage du VIH volontaires à toutes les femmes enceintes : celles-ci ont le choix de se faire dépister ou non, et les hommes sont activement encouragés à accompagner leurs femmes lors des consultations prénatales.

Le pays fait également intervenir les accoucheuses traditionnelles dans le cadre de sa campagne de PTME. Au centre de santé de Nzige, à environ 50 kilomètres de Kigali, la capitale rwandaise, on apprend aux accoucheuses traditionnelles à encourager les femmes à se présenter au centre.

« Dans chaque village de notre secteur, deux AT ont reçu une formation de travailleurs de la santé communautaires ; elles accompagnent les futures mamans au centre de santé pour l’accouchement, au lieu de les aider à accoucher à domicile », a expliqué Gaspard Maburanturo, qui dirige le centre de Nzige.

L’EGPAF et le gouvernement versent des allocations aux AT pour faciliter leur travail et assurer qu’elles ne perdent pas de revenus en incitant davantage de femmes à accoucher dans les centres de santé.

Un nombre croissant d’hommes se font également dépister avec leurs partenaires. Jean-Claude Gasana et Béata Mukankundiye, tous deux âgés de 35 ans, attendent leur cinquième enfant ; c’est la première fois que Mme Mukankundiye se rend dans un centre de santé pour y recevoir des soins prénataux.

« Tous mes enfants sont nés à la maison, mais cette fois, des travailleurs communautaires nous ont dit que nous devions venir nous faire dépister et que je devais donner naissance au bébé au centre de santé », a-t-elle expliqué à IRIN/PlusNews.

Un employé du centre de santé a néanmoins noté, sous couvert de l’anonymat, que le programme de PTME était devenu systématique pour faire augmenter les statistiques, mais que la population n’était pas bien informée des avantages dudit programme.

« De nombreux villageois viennent ici uniquement parce qu’on leur dit de le faire ; personne ne prend le temps de leur expliquer les avantages du dépistage, ni de l’accouchement au centre de santé. Si les gens ne comprennent pas les avantages [de ces services], ils ne viendront que sous la pression, pas parce qu’ils ont véritablement compris l’intérêt de la démarche », a-t-il noté.

« Si vous êtes séropositif, accoucher au centre de santé peut vous permettre d’empêcher que votre bébé soit infecté, mais je ne sais pas pourquoi une personne séronégative devrait accoucher ici », a confié Mme Mukankundiye.

Selon le personnel de Nzige, la transmission post-natale du VIH pendant l’allaitement pose également des problèmes, mais le plus grave repose sur la pauvreté générale qui touche les habitants des régions rurales. Bon nombre n’ont en effet pas les moyens d’avoir un régime alimentaire sain, ce qui les contraint souvent à abandonner leur traitement antirétroviral.

kr/kn/he/nh/ail

Posté par Cathy et Jose à 06:34 - Santé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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