mardi 2 décembre 2008
Un Plan d'action pour l'Afrique au coeur de l'Année du Gorille 2009
Pour répondre à la fois aux exigences des populations en matière de développement et à la nécessité de protéger les primates charismatiques, dévoilé lors de la Conférence internationale sur la faune sauvage
Neuvième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur les espèces migratrices - PNUE, 1er - 5 décembre
Des projets visant à promouvoir la technique particulièrement efficace des fours-fusées (« rocket stoves »), à encourager de nouveaux moyens d'existence pour réduire le braconnage et à fédérer les programmes écotouristiques mis en oeuvre avec succès dans toute l'Afrique, comptent parmi les initiatives prévues dans le cadre de l'Année du gorille 2009.
L'Année du gorille, lancée aujourd'hui par Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, dans le cadre de l'ouverture d'une conférence des Nations Unies sur la faune sauvage, entend donner une nouvelle impulsion à la conservation des parents les plus proches du genre humain et de leurs habitats, en renforçant les moyens d'existence et les revenus des populations locales.
Cette initiative vise également à améliorer la gestion des populations nationales et transfrontières de primates, y compris de celles vivant dans les parcs nationaux, grâce à une coopération renforcée entre les États concernés et à un meilleur soutien aux gardes forestiers et autres travailleurs clés.
La semaine dernière, des experts se sont réunis au titre du nouvel Accord pour la conservation des gorilles et de leurs habitats (Accord Gorilla) coordonné par la Convention sur les espèces migratrices du Programme des Nations Unies sur l'environnement (PNUE-CMS). À cette occasion, ils ont adopté un plan d'action global destiné à soutenir l'Année du gorille.
Ce plan d'action prévoit un éventail de projets inspirateurs et transformationnels susceptibles d'être soutenus par les gouvernements, les entreprises, les groupements de la société civile et les particuliers.
Projets
Des essais réalisés en République démocratique du Congo ont montré que les fours-fusées de fabrication locale pouvaient réduire jusqu'à 70 pour cent la consommation de charbon de bois et de bois de feu. L'extension de ce projet pilote à des milliers de foyers de la région pourrait contribuer à alléger la pression sur les habitats forestiers des gorilles et à améliorer les revenus et les moyens d'existence des populations locales, ainsi que la qualité de l'air à l'intérieur des habitations.
Un second projet pilote, réalisé cette fois au Cameroun, vise à promouvoir de nouveaux moyens d'existence pour réduire la chasse commerciale à la viande de brousse - l'Année du gorille prévoit d'étendre le programme « Des apiculteurs pour les singes anthropoïdes » à un plus grand nombre de communautés.
Le Rwanda et l'Ouganda sont deux pays qui tirent d'importants profits économiques d'un écotourisme fondé sur les singes anthropoïdes. De fait, ce tourisme, qui est lié dans une large mesure aux populations rwandaises de gorilles de montagne, surpasse désormais les exportations de café et de thé en tant que premier producteur de devises du Rwanda. Pour contribuer au succès d'initiatives de tourisme écologique en Afrique de l'Ouest, il est prévu d'envoyer dans certains pays de la région, et notamment au Gabon, des guides et des opérateurs du programme d'écotourisme mis en oeuvre avec succès en Afrique orientale.
L'Année du gorille (YoG) est une initiative conjointe du PNUE-CMS, du Partenariat du projet PNUE/UNESCO pour la survie des grands singes (GRASP) et de l'Association mondiale des zoos et des aquariums (WAZA).
Son Altesse Sérénissime a déclaré qu'il était dans l'intérêt de la communauté internationale et notre tâche honorable de sauver ces ressources naturelles uniques et les sites du patrimoine mondial dans lesquels elles vivent.
L'éminente primatologue et marraine de l'Année du gorille 2009, Mme Jane Goodall, a fait écho au Prince Albert II de Monaco en déclarant: « Il est temps pour nous de concentrer toutes nos ressources sur le sauvetage de ces magnifiques créatures. Je suis heureuse de prêter ma voix à l'Année du gorille 2009, une campagne visant à donner un avenir à ce proche cousin du genre humain. »
Achim Steiner, Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, a déclaré: « Les espèces phares comme le gorille, peuvent être un puissant catalyseur pour une meilleure conservation et une gestion plus intelligente des écosystèmes d'importance économique. Des initiatives telles que l'Année du gorille peuvent ainsi galvaniser et revitaliser l'action sur le terrain, si nécessaire et urgente pour renverser le taux de perte de biodiversité tout en produisant des revenus et en améliorant les moyens d'existence des populations locales et des communautés ».
Robert Hepworth, Secrétaire exécutif du CMS, a souligné que cette initiative voyait le jour en un moment de grande inquiétude dérivant du conflit armé en cours dans certaines régions de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation actuelle dans la région, qui constitue une menace pour les communautés et pour les efforts de conservation déployés en vue d'atteindre les diverses cibles des objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies concernant l'éradication de la pauvreté et la durabilité environnementale. »
« Un objectif spécial de l'Année du gorille sera sans aucun doute celui de réaliser des projets de réhabilitation en RDC dès que les hostilités auront pris fin et qu'une reprise complète des projets communautaires de conservation sera possible », a-t-il ajouté.
Généralités
La situation actuelle des populations de gorilles
L'Accord du CMS est entré en vigueur en juin de cette année. Il répond à la constatation de plus en plus préoccupante qu'en dépit des efforts déployés depuis des années par les Nations Unies, les gouvernements et les organisations non gouvernementales, la situation des gorilles demeure désespérée.
De nombreux experts avertissent en effet que sans des interventions urgentes, les gorilles risquent de disparaître à l'état sauvage dans les prochaines décennies.
Trois des quatre espèces de gorilles figurent parmi les espèces « en danger critique d'extinction » sur la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Les populations de gorilles de montagne en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et en Ouganda, et de gorilles de la rivière Cross au Cameroun et au Nigeria, ne comptent plus que 700 et 300 individus, respectivement.
En RDC, la population de gorilles des plaines de l'est a fortement diminué dans les dix dernières années, ne comptant plus probablement que quelque 5 000 spécimens, contre les 17 000 recensés auparavant.
La sous-espèce la plus nombreuse, celle du gorille des plaines de l'ouest, qui se trouve en Angola, en République centrafricaine, au Cameroun, en RDC, au Gabon, en Guinée équatoriale et en République du Congo, compte peut-être plus de 200 000 exemplaires. Ces populations demeurent néanmoins menacées sur plusieurs fronts.
Principales menaces
Les principales menaces pour les gorilles sont la chasse à but alimentaire, avec chaque année le prélèvement d'au moins un million de tonnes de « viande de brousse » dans les forêts du bassin du Congo, ainsi que leur utilisation dans la médecine traditionnelle, la capture de bébés gorilles vivants comme animaux de compagnie, et le piégeage par des collets destinés à d'autres espèces.
La perte d'habitat est accélérée par l'exploitation forestière et l'agriculture sur brûlis. En outre, la richesse de la région en ressources naturelles, jointe à la production de charbon de bois et à l'extraction de l'or, du zinc, de l'uranium et du coltan - un minerai utilisé en électronique, notamment pour les téléphones portables -, contribue à détruire peu à peu l'habitat du gorille.
Par ailleurs, les conflits armés peuvent déclencher le déplacement de masses considérables de personnes, susceptibles d'utiliser les ressources naturelles de manière non viable. De plus, des maladies telles qu'Ebola, peuvent anéantir des populations entières.
Mesures de conservation
L'écotourisme, l'exploitation forestière durable et des pratiques agricoles améliorées peuvent fournir un soutien aux campagnes de reboisement, à la lutte contre le braconnage et à la mise en oeuvre de projets de développement. L'accent sera mis sur les régions qui jouxtent les zones protégées pour la conservation du gorille.
Des projets de développement susceptibles d'apporter également une contribution sont notamment les écoles et les initiatives éducationnelles, parallèlement à des mesures concernant les approvisionnements en eau et les soins de santé.
Une approche éducationnelle élargie informant le public de la valeur des écosystèmes intacts et des conséquences catastrophiques de leur perte, prévoit la traduction de la législation applicable en matière de faune sauvage dans les langues des communautés qui partagent leur habitat avec les gorilles.
La recherche relative aux différentes sous-populations, ainsi que des enquêtes visant à les dénombrer seront encouragées, tandis que des couloirs devraient être établis pour mettre en contact des sous-populations qui sans quoi seraient séparées.
L'Année du gorille invite les particuliers, les organismes de conservation, les entreprises disposées à offrir leur parrainage, et les gouvernements, à soutenir cette initiative mondiale unique en faveur de la conservation du gorille. Des projets spécifiques pour la protection des gorilles sont présentés sur le site officiel de l'Année du gorille (www.yog2009.org).
La CMS et ses partenaires se sont engagés à élaborer cet Accord et à le mettre en oeuvre. Celui-ci fournit aux États de l'aire de répartition des gorilles, ainsi qu'aux autres gouvernements et organisations concernés, un cadre juridique qui renforcera et intégrera les efforts de conservation.
Notes à l'intention des rédacteurs
La Convention sur les espèces migratrices (CMS) oeuvre pour la conservation d'un large éventail d'animaux migrateurs menacés dans le monde entier, à travers la négociation et la mise en oeuvre d'accords et de plans d'action visant des espèces spécifiques. Comptant actuellement 110 pays membres, dont beaucoup sont des pays d'Afrique, la CMS est une convention en plein essor et particulièrement importante du fait de ses compétences en matière d'espèces migratrices. (www.cms.int)
Le Partenariat pour la survie des grands singes (GRASP) est une alliance stratégique entre les institutions des Nations Unies, les gouvernements, les ONG, les fondations et les entreprises marraines. La CMS est l'un des membres du partenariat international GRASP visant à enrayer le déclin des populations de grands singes. La mobilisation de ressources et leur rassemblement grâce à une plate-forme de communication pour les scientifiques, permettront de renforcer la coordination entre les ONG. Des plans nationaux ont aidé les pays de l'aire de répartition des grands singes à mettre au point des stratégies de conservation adaptées. (www.unep.org/grasp)
L'Association mondiale des zoos et des aquariums (WAZA) est une organisation cadre regroupant la communauté mondiale des zoos et des aquariums. Elle compte parmi ses membres certains zoos et aquariums, des associations régionales et nationales des zoos et des aquariums, ainsi que certaines organisations affiliées, par exemple de vétérinaires ou d'éducateurs de zoo, du monde entier. (www.waza.org)
Mme Jane Goodall (DBE), la spécialiste de renommée mondiale de la conservation des grands singes, prêtera sa voix à l'Année du gorille en tant que marraine de la campagne. Fondé en 1977, l'Institut Jane Goodall poursuit les recherches pionnières de sa fondatrice, qui ont transformé les connaissances scientifiques de la relation entre les hommes et les animaux. Il est également largement reconnu pour avoir mis en place des programmes de développement et de conservation innovateurs et centrés sur la communauté, en Afrique. (www.janegoodall.org)
News Press
01/12/2008 17:49
mardi 28 octobre 2008
Le ministre du tourisme et de l'artisanat, M. Mohamed Boussaid a qualifié, samedi à Ifrane, de «succès» la Vision 2010 ...
Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme et de l’artisanat.
Le ministre du tourisme et de l'artisanat, M. Mohamed Boussaid a qualifié, samedi à Ifrane, de «succès» la Vision 2010 dans le domaine du tourisme. «La Vision 2010 dans le domaine du tourisme est un succès du fait qu'elle a permis de créer une nouvelle dynamique, de rompre avec les approches antérieures et de générer des investissements nouveaux», a dit M. Boussaid qui s'exprimait lors d'une table ronde à Ifrane sur «Le Maroc, un exemple africain de planning économique et de diversification».
Lors de cette rencontre réunissant de hauts responsables venant de l'Afrique du Sud, du Botswana, du Kenya, du Lesotho, du Libéria, du Mozambique, du Rwanda, du Swaziland et du Zimbabwe, le ministre a relevé que le prochain chantier consiste à élaborer la vision 2020 du tourisme qui «est plus qualitative que quantitative».
Cette vision, qui sera réalisée dans le cadre d'un partenariat avec les professionnels, est une stratégie qui «cherche la différenciation, l'unicité du produit marocain et le pouvoir d'adaptation aux tendances et changements que connaît le secteur», a-t-il précisé. Revenant sur la vision 2010 qui a «commencé à donner ses fruits», M. Boussaid s'est déclaré convaincu qu'une grande partie des objectifs de cette stratégie, qui a marqué le point de rupture avec le passé en matière de politique touristique, seront réalisés dans les délais impartis. Et de mettre l'accent sur ces objectifs consistant d'atteindre 10 millions de touristes et une capacité litière nationale de 230.000, de créer 600.000 nouveaux emplois et de porter la contribution du tourisme au PIB à près de 20 % à l'horizon 2010.
Ces objectifs seront réalisés grâce aux mesures entreprises et qui se rapportent au produit, à la formation, à l'aérien, au marketing et à la communication, à l'environnement touristique et à l'organisation institutionnelle, selon M. Boussaid qui rappelle les chantiers lancés dans le cadre de cette stratégie, notamment le plan Azur, le programme Mada'in, le programme de développement du tourisme rural et de niches et le plan Biladi. Il a, par ailleurs, relevé que le libéralisation du ciel marocain a donné une nouvelle impulsion au tourisme national vu le taux de trafic enregistré, précisant que le Maroc parie sur un tourisme haut de gamme. Dans ce sens, M. Boussaid a indiqué que le Maroc compte renforcer sa position sur les marchés traditionnels sans pour autant négliger les «marchés de demain», notamment l'Europe de l'Est et la Russie.
Initiée en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et la fondation Brenthurst d'Afrique du sud, la table ronde a été l'occasion pour débattre du modèle économique marocain.
Des visites à Fès et aux technopolis de Rabat et du projet de la vallée du Bouregreg figurent de même au menu de cette conférence qui vise à «présenter aux pays africains participants le modèle économique marocain comme alternative à ceux d'Asie et d'Amérique latine, souvent suivis par les pays d'Afrique».(MAP).
lundi 13 octobre 2008
Let's go to Kigali !!!
Let's go to Kigali !!!
Vidéo envoyée par LiliTheKing
Let's go to Kigali!!! Images : CRB (Communauté Rwandaise de Belgique) Montage : Aimable Karirima Août 2008 Lorsqu'on regarde ces images de Kigali et qu'on les compare aux images d'avant 1994, on ne peut que s'émerveiller devant tant de progrès. Puis, chose remarquable que je n'arrive toujours pas à m'expliquer, c'est la propreté qui y règne. Lorsque j'ai mis les pieds sur le sol rwandais pour la première fois en décembre 2007, je m'attendais à voir une ville du "quart monde". J'ai agréablement été surpris de voir combien Kigali était moderne...peut-être déjà trop moderne même... Pour ceux qui veulent continuer à "planer" sur Kigali : www.dailymotion.com/LiliTheKing/video/x4iszh_kigali-a-la-veille-du-nouvel-an_travel
mercredi 8 octobre 2008
Volcanoes safaris envisage la relance du tourisme des grands singes à l'Est du pays
| Volcanoes Safaris opérateur touristique privé, s'est concerté le week-end au centre Kinshasa à la Gombe avec les acteurs du secteur de l'environnement et tourisme, les représentations diplomatiques ainsi qu'avec les bailleurs de fonds sur la relance des activités touristiques dans l'Est du pays. M. Pravéev Moman, administrateur délégué de Volcanoes Safaris (US) a indiqué à cette occasion que son entreprise est présentée en Ouganda, au Rwanda et en Grande-Bretagne avec un bureau aux US. Elle est spécialisée dans les affaires des gorilles dans la grande Rift Vallée occidentale depuis 1977. Elle vise actuellement la relance du tourisme en RDC en particulier celui des grands singes, notamment dans les parcs nationaux de Kahuzi-Biega, Virunga et Salonga. Le secrétaire général à l'environnement a toutefois relevé un frein à ce projet, notamment les combats meurtriers dans cette partie du pays. Or, depuis l'époque coloniale, l'Est de la RDC constitue le fleuron du tourisme congolais avec la création en 1925 du tout premier parc national en Afrique, le Parc national Albert (Actuel Parc national de Virunga-Pnvi). Le secrétaire a encouragé cependant le promoteur de ce projet, d'autant que la RDC a opté pour l'écotourisme comme forme de tourisme durable pour le développement du pays. Pour sa part, l'Administrateur délégué général de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) Cosma Wilungula, a rappelé les missions dévalues à son organisme, avant de présenter la stratégie mise en place incluent la création d'une chaîne touristique à l'Est du pays. Celle-ci, a-t-il dit, partirait de la réserve de Lwama Kivu jusqu'à celle de Bili-uere dans la province Orientale en passant par les parcs nationaux de Kahozi-Biega (PNKB), Virunga, Garamba et de la réserve à faune de Lomako-Yokokala et du parc national de la Salonga (PNS) Un troisième Pool est constitué des sites du Katanga. Selon Cosma wilungula, l'ICCN offre dans ses différents sites, suivant leur spécificité respective, le tourisme à vision, le tourisme scientifique ainsi que la classe sportive. La déléguée de l'ambassadeur d'Allemagne en RDC a fixé l'opinion sur la hauteur des interventions de son pays dans la promotion d'une coopération active concernant la conservation de la diversité biologique au PNKB. " L'Allemagne accorde une attention soutenue sur l'Afrique en vue d'accompagner les populations congolaises à atteindre les objectifs du millénaires (OMD), a-t-elle noté. Kinshasa, 7/10/2008 (ACP, via mediacongo.net) | |
mardi 7 octobre 2008
Le Rwanda lorgne une place sur le marché du tourisme animalier
Des girafes en liberté dans le parc national de l'Akagera, au Rwanda.
Photo: AFP
Philippe Siuberski |
À deux heures de route de Kigali, à la frontière tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la réponse rwandaise, encore modeste, aux grandes réserves animalières du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier.
Placé au rang de priorité par le gouvernement pour développer un pays démuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravagé en 1994 par un génocide ayant fait 800 000 morts selon l'ONU.
En 2007, le secteur a réalisé un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars , contribuant à hauteur de 3,7 % du PIB, selon les chiffres officiels.
L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grâce notamment à une augmentation de la capacité hôtelière de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hôtel de luxe.
À Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'intéressent principalement aux lieux de mémoire liés au génocide, comme le Mémorial national de Gisozi, afin de «comprendre comment et pourquoi ça s'est passé», explique-t-on à l'Office du tourisme rwandais.
L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberté sur les coteaux brumeux de la chaîne volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontières avec la République démocratique du Congo et l'Ouganda.
Mais la rencontre, très impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilège rare et cher. Pour protéger cette espèce en danger, seuls 56 permis de visite sont délivrés par jour, au prix de 500 $US.
Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limité.
Aussi, pour attirer les touristes étrangers en quête de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la forêt primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera.
La forêt primaire de Nyungwe, à environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 espèces d'orchidées et des singes en quantité, notamment des chimpanzés.
Créé en 1934, le parc de l'Akagera s'étendait à l'origine sur 2500 km2. Mais au lendemain du génocide, environ deux tiers de sa surface ont été attribuées aux populations rentrant d'exil.
Depuis, la réserve naturelle, où alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collatérale de la tragédie de 1994, se régénérer petit à petit.
À la mi-septembre, seuls deux ou trois véhicules en moyenne passent chaque jour la barrière d'entrée sud, l'un des deux accès du parc.
D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une énorme gerbe d'eau, dérangés par l'un des rares visiteurs à pénétrer en cette fin de saison sèche dans le parc.
À quelques jours du début de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les éléphants, une centaine, ont été signalés plusieurs dizaines de kilomètres plus au nord.
Plus accessible que les lions - il en resterait une dizaine - , une famille de huit élégantes girafes massaï se laisse photographier à l'heure du déjeuner.
«Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et décembre et camper sur place», explique Charles, l'un des guides les plus expérimentés. Plusieurs sites ont été aménagés à cet effet et des tentes sont louées pour quelques dollars à l'entrée du parc.
L’Algérie entre au palmarès des 10 pays de choix pour les touristes étrangers en 2009 selon le guide Lonely Planet.
Dans sa nouvelle édition attendue le 10 octobre, Lonely Planet, inscrit l’Algérie « au palmarès des 10 pays de choix des touristes, aux côtés du Canada, de Oman, de la Nouvelle-Zélande, de la Sierra Léone, du Rwanda, de la Georgie ou bien du Pérou », a-t-on indiqué. Le guide intitulé « les destinations les plus prisées dans le monde, destinations, voyage et expérience » passe en revue quelque 756 destinations avec une sélection du top 10 pour la saison 2009. Il y a lieu de souligner que la maison d’édition australienne, Lonely Planet Publications, est un éditeur de guides de voyages. Fondée au début des années 70, ses guides sont parmi les publications de voyage les plus connus et les plus prisés dans le monde. Ils sont publiés en 14 langues. « Des voyageurs recommencent à inscrire l’Algérie sur leur carnet de route. Ils mettent le cap sur l’immensité saharienne du sud du pays », lit-on par ailleurs sur le site web du guide Lonely Planet. Ce dernier mentionne en exergue que « les circuits de voyagistes spécialisés, les vols directs vers les dunes du Grand Erg occidental et les paysages du Tassili N’Ajjer ouvrent aux voyageurs la voie vers un Sahara qui continue à faire rêver ».
En effet, l’Algérie de par l’immensité de son territoire et la multidiversité de ses paysages recèle un potentiel touristique inégalé. L’Algérie septentrional présente un tableau où se mélangent la verdure des forêts et des montagnes de l’atlas telliens et du bleu azur de la méditerranée formant un paysage féerique multicolore. A quelques kilomètres au sud du littoral se dressent les montagnes de l’atlas tellien composé de plusieurs massifs dont celui du Djurdjura en Kabylie. Cette région comme celle de l’Ouarsenis présente un paysage particulier composé de montagnes et de forêts très denses qui sont un vraie bonheur pour les yeux. Après les hauts plateaux et les massifs de la deuxième chaîne des montagnes de l’atlas saharien se dresse un autre paysage qui n’est en fait qu’un grand océan de sables. Un océan unique au monde. Il est composé de deux gigantesques mers de sable connues sous le nom du grand erg (qui signifie mer) oriental et du grand erg occidental. Bien que la plus grande partie du Sahara est composée de sable, une petite partie est couverte de ce qu’on appelle les regs (cailloux sahariens) et une autre partie est couverte d’une sorte de dalles naturelles que les anciens habitants de la région appellent les Hamadats. A l’extrême sud du pays culmine le plus grand sommet en Algérie appelé Tahat atakourt (3 003 m) dans le massif volcanique du Hoggar, dans la wilaya de Tamanrasset. A quelques kilomètres de là, les touristes découvriront un véritable musée historique à ciel ouvert qui est le Ilizi.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie
samedi 4 octobre 2008
Ouganda: un nouveau groupe de gorilles familiarisé avec les touristes
Un gorille photographié dans un parc national ougandais le 29 janvier 2007
KAMPALA (AFP) — Un nouveau groupe de gorilles des montagnes, une des espèces les plus menacées d'extinction, a été familiarisé avec les touristes, qui viennent en nombre croissant les voir dans le parc national de Bwindi (sud-ouest), a annoncé vendredi le Service ougandais de la faune (UWA).
"Un nouveau groupe de 13 gorilles a été acclimaté", a déclaré à l'AFP la porte-parole du Service ougandais de la faune (UWA), Lillian Nsubuga.
Les experts de l'UWA ont mis deux ans pour acclimater ce groupe, dont le mâle dominant à dos argenté a été baptisé Nduhura. Leur travail a commencé en octobre 2006, lorsqu'une des quatre familles de gorilles déjà acclimatées a commencé à se déplacer vers la République démocratique du Congo, frontalière de l'Ouganda.
Pour voir les gorilles, les touristes font 13 heures de route depuis la capitale Kampala et peuvent ensuite marcher plusieurs heures pour trouver les animaux. Ils restent une heure au maximum avec les gorilles, pour ne pas trop les perturber.
L'aventure est facturée 500 euros par personne, et cette forme d'éco-tourisme est une des clés de la renaissance de l'activité touristique en Ouganda.
Le parc national de Bwindi abrite la majorité des gorilles des montagnes présents dans ce pays d'Afrique de l'Est. Au total, il ne reste que 700 spécimens de gorilles des montagnes, dont la moitié en Ouganda, et l'autre moitié dans le parc de Virunga, situé à cheval entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC).
Selon Lillian Nsubuga, "la population (de gorilles) est stable en Ouganda et elle peut même augmenter".
En revanche, "je ne peux pas être aussi optimiste" pour celle du RD Congo, où les animaux sont chassés pour leur viande et sont aussi victimes indirectes des conflits, déplore-t-elle.
Copyright © 2008 AFP
samedi 27 septembre 2008
Paysages du Rwanda
Rwanda 2008
mercredi 30 juillet 2008
La protection des gorilles à l'ordre du jour de la réunion des Virunga
par Florent Breuil | Thématique: Biodiversite
Des ministres et des écologistes vont étudier les problèmes et envisager des solutions.) (1028)
Par Lea Terhune
Rédactrice
Washington - Contrairement à ce que certains romanciers et cinéastes ont dépeint, les gorilles sont des animaux doux, qui risquent maintenant de disparaître à cause de ceux qui les tuent. Une réunion ministérielle qui doit se tenir à Gisenyi (Rwanda) portera sur leur protection et sur celle de leur habitat.
Quelque 700 gorilles des montagnes vivent dans des régions sauvages de l'Afrique. Environ de la moitié d'entre eux se trouvent dans la région des Virunga qui se situe en partie au Rwanda, en partie en Ouganda et en partie en République démocratique du Congo (RDC).
" La diversité biologique de la région des Virunga est exceptionnelle et revêt de l'importance pour le monde entier. Elle mérite qu'on la protège pour faire en sorte qu'elle ne disparaisse pas ", a indiqué la secrétaire d'État adjointe aux occéans et aux affaires écologiques et scientifiques internationales, Mme Claudia McMurray, à America.gov avant de partir au Rwanda pour assister à cette réunion les 14 et 15 juillet.
" Les forêts de l'Afrique centrale jouent un rôle essentiel en offrant des moyens de subsistance à des millions de personnes, mais aussi en stabilisant les conditions climatiques aux niveaux tant régional que mondial ", a-t-elle dit tout en soulignant le courage des gardes forestiers qui risquaient leur vie pour protéger les animaux sauvages et leur habitat. Ces dix dernières années, plus de 120 gardes forestiers ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions.
Les animaux sauvages, leur habitat et les gardes forestiers du parc national des Virunga en République démocratique du Congo (RDC) sont assiégés. Le conflit entre les milices des rebelles et l'armée congolaise empêche souvent les gardes forestiers d'avoir accès à ce parc. Les trafiquants de charbon de bois constituent un autre problème. Le charbon de bois est le principal combustible utilisé par la population locale pour faire de la cuisine, et les arbres des forêts sont abattus illégalement et transformés en charbon de bois dont le commerce est assez lucratif.
En juillet 2007, la famille bien connue des gorilles Rugendo a été tuée dans le parc national des Virunga, un mois après qu'on eut découvert un gorille femelle qui avait été tué d'un coup de fusil à l'arrière de la tête dans la même zone. En tout, 7 gorilles ont été tués. Les gardes forestiers et les écologistes qui ouvrent en faveur de la protection des forêts tropicales considèrent que ces actes meurtriers constituent un moyen pour les trafiquants de charbon de bois de décourager toute entrave à leur trafic.
Un ancien directeur du parc accusé d'avoir organisé la tuerie des gorilles, M. Honoré Mashagiro, a été arrêté en mars. Dans son article intitulé " Qui a assassiné les gorilles des Virunga ? " que la revue National Geographic a publié en juillet, M. Mark Jenkins décrit comment M. Mashagiro a persécuté le garde de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), M. Paulin Ngobobo, qui a dû se cacher pour se protéger.
Un représentant de l'organisme de WildlifeDirect a déclaré à M. Jenkins que les gardes forestiers n'avaient pas pu arrêter les trafiquants de charbon de bois parce que M. Mashagiro les protégeait. Cet organisme, dont le siège est au Kénya et qui a à sa tête le célèbre anthropologue Richard Leakey, protège activement les gorilles.
Protection et développement économique
Lors de leur réunion, les ministres compétents en la matière des États intéressés et Mme McMurray étudieront les causes de l'abattage des gorilles ainsi que les problèmes économiques et écologiques et ils chercheront à protéger ces ressources importantes.
L'Ouganda, la RDC et le Rwanda sont signataires de la Déclaration tripartite sur la gestion transfrontalière des ressources naturelles de la zone protégée de la Central Albertine Rift, qui énonce un plan décennal de protection pour cette zone.
Les États-Unis appuient le développement économique et les mesures de protection dans cette partie du monde dans le cadre du programme de protection de l'environnement en Afrique centrale de l'Agence des États-Unis pour le développement international, ainsi que du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo.
Des clichés pris par des satellites de la NASA permettent aux spécialistes de suivre de près l'abattage, par des paysans et par des trafiquants de charbon de bois, des arbres dans le parc national des Virunga.
L'organisme Wildlife Conservation Society, dont le siège est à New York, collabore étroitement avec l'ICCN en vue de renforcer les compétences en matière de gestion du parc et de fournir le matériel nécessaire aux gardes forestiers.
Les gorilles des montagnes ne sont qu'une des espèces de grands singes dont la vie est mise en danger par la guerre, les braconniers et la coupe des arbres. Le nombre des bonobos et des chimpanzés diminue aussi.
On tue souvent les singes pour leur viande, mais ils sont aussi victimes de la fièvre d'Ebola et de virus qui s'attaquent à leur appareil respiratoire comme chez l'homme, ce qui est particulièrement inquiétant car le tourisme fournit des emplois et est important pour le développement économique.
Par ailleurs, à cause de la forte croissance démographique, les habitants de cette région se disputent les ressources locales et empiètent sur l'habitat des singes, ce qui aggrave le problème. Les trafiquants de charbon de bois ont une grande clientèle : des centaines de milliers de personnes de la région achètent leur marchandise. Selon des estimations, une famille utilise 68 kilogrammes de charbon de bois par mois.
Face à ces problèmes complexes, les organismes publics, les organismes de protection de l'environnement et les gardes forestiers ont peu de moyens financiers et sont mal équipés. Créé en 1925, le parc national des Virunga en RDC, qui est limitrophe de l'Ouganda et du Rwanda, a été classé par l'UNESCO en 1979 dans le patrimoine mondial en raison de la diversité de ses animaux sauvages et de leurs habitats (marécages, forêts, savanes et montagnes volcaniques escarpées).
" Le dévouement remarquable de nos partenaires à Virunga, en dépit des nombreux risques, mérite qu'on le reconnaisse davantage. Nous sommes convaincus que la protection peut jouer un rôle important pour établir la stabilité et pour appuyer le développement économique dans la région ", a fait remarquer Mme McMurray.
Source : Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.
Site Internet : http://www.america.gov/fr/















































































