dimanche 28 juin 2009
We are the future, un spectacle d'Amarebe n'Imena le 4 juillet à Bruxelles
Depuis 1994, le 7 avril de chaque année représente le début du deuil pour notre peuple. Cependant, nous n’avons pas ici (sur le sol belge) un moment pour lever ce deuil, un moment de cessation des activités commémoratives annuelles pour nous rappeler la force et la victoire de la vie.
L’équilibre de la nature a toujours combiné les contraires (nuit/jour, noir/blanc, mort/vie,…) et dans le respect de cet équilibre naturel pour notre peuple, il est important de souligner ce flux vital qui malgré la lourdeur de notre destin nous oblige à tenir debout et à vivre.
Vivre pour les nôtres qui sont partis, vivre pour accomplir nos missions et vivre enfin pour nos enfants pour que nos exemples puissent témoigner de la victoire de la vie sur la mort.
15 ans après, le moment est venu de faire notre bilan, de célébrer le chemin parcouru, de mûrir des projets et ainsi de tracer des plans pour l’avenir.
C’est dans cet esprit que nous proclamons avec force ‘’ We are the future’’ sans oubli du passé, confiance, confianc, en la vie…
Des symboles
Le feu : Il symbolise la renaissance, la purification et la régénérescence de la vie. Le feu brule les impuretés, il est un passage de transformation. 15 ans après, nous pensons à transformer nos blessures et à utiliser cette énergie de révolte, d’indicible tristesse ou de peur dans le dépassement de soi pour manifester le courage, la victoire sur la mort. Le feu doit s’entretenir, se renouveler pour garder ses aspects bénéfiques. Il doit être entretenu au risque de s’éteindre. Rappelons-nous que, dans notre tradition, éteindre le feu de Gihanga est un interdit...
Le soleil : Après la nuit, le jour se lève ! Le soleil monte progressivement dans le ciel mais ses rayons ne sont pas encore totalement déployés. 15 ans après, nous parlons d’espoir, de confiance en l’avenir bien que les défis restent nombreux avant de profiter du soleil à son apogée.
Posté par rwandaises.com
mercredi 27 mai 2009
Chanson engagée et reggæ au centre culturel
mercredi 27.05.2009, 04:49 - La Voix du Nord
Le groupe des Massaï Roots et Benjah Rutabana ont «chauffé» le centre culturel.
Samedi, Lilléas Production a organisé un concert reggæ au centre culturel. Le public n'a pas caché son plaisir de partager un bon moment avec la star rwandaise Benjah Rutabana. Auteur, compositeur, Benjah chante son engagement pour la liberté des gens en général et de la presse en particulier. Né dans une région du Rwanda tristement connue pour avoir été une des plus dévastée par le génocide de 1994, il dénonce avec obstination les abus de pouvoir dans son pays. En 1996, il enregistre Le Paradis des héros, son premier album. Le succès du titre Africa est immédiat car la jeunesse traumatisée est en quête de paix et de nouveaux modèles politiques. Dans ses chansons, il délivre un message de paix et d'amour. Passages à la télé, diffusions de ses morceaux sur les ondes permettent à l'artiste d'être connu et reconnu. Il se produit alors dans tout le pays et le public est de plus en plus fan. Son statut d'artiste a largement dépassé les frontières. Pour son concert wattignisien, il était accompagné des Massaï Roots, des musiciens qui ont proposé un concert cent pour cent reggæ d'inspiration africaine et jamaïcaine, teinté de rythmes rwandais. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2009/05/27/article_chanson-engagee-et-regg-au-centre-cultur.shtml
jeudi 14 mai 2009
Un concert donné pour les enfants orphelins du Rwanda et du Burundi
Un concert, organisé par Amahoro-Paix, dont les entrées seront au profit des enfants orphelins du Rwanda et du Burundi, sera donné en l'église de Sainte-Hélène, à 20 h 30, samedi 16 mai.
L'Harmonie de Listrac, son orchestre junior et leur chef Hervé Salvanet, la chorale Mary Sol de Carcans et la chorale Mélodie de Marcheprime, sous la baguette de Julia Kafelnikov, participeront à cette soirée. Prix d'entrée : 8 euros adulte, 4 euros étudiant, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
Cet argent permettra de venir en aide à ces orphelins, et surtout de les scolariser. Renseignements au site de l'association : amahoro-paix.lelev.fr
Vous y trouverez aussi les actions réalisées ou en cours au Rwanda et au Burundi. Contact courriel : amahoro.paix@orange.fr ou tél. 06 56 58 35 87.
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/medoc/article/589369/mil/4528058.html
Auteur : Bernard Duporge
mercredi 13 mai 2009
Paroles du Rwanda
Dans Igishanga, qu'elle joue et met en scène, Isabelle Lafon donne voix à deux rescapées du génocide rwandais. Une parole d'humanité, profonde, parfois drôle, sans pathos.
Isabelle Lafon, quelle histoire raconte Igishanga ? - Igishanga signifie les marais en rwandais. Jean Hatzfeld a recueilli les témoignages de rescapés du génocide rwandais, les a vus, revus, ne l'a pas fait en un seul jour (Dans le nu de la vie - Récits des marais rwandais, au Seuil). Les deux derniers récits m'ont touché le plus, il s'agit de Sylvie Umubyeyi, assistante sociale, et Claudine Kayitesi, cultivatrice. La première avait 34 ans au moment du livre, la seconde 21, ce qui veut dire que ...
Propos recueillis par Myriam Ait-Sidhoum
Témoins d'ailleurs : jusqu'au 16 mai à l'Atelier du Rhin à Colmar. Tél: 03 89 24 31 78. www.atelierdurhin.com
Isabelle Lafon à l'Atelier du Rhin pour quatre représentations d'Igishanga, hier et jusqu'au 15 mai. (Photo DNA-Christian Motsch)
http://www.dna.fr/articles/200905/13/paroles-du-rwanda,colmar,000006064.php
dimanche 10 mai 2009
Une Neuchâteloise du Rwanda Miss Suisse romande
Liliane Murenzi
Image © Michel Perret
La Neuchâteloise Liliane Murenzi, 24 ans, a illuminé la soirée de son charme. Ses dauphines sont Valaisannes: à g. Céline Pelissier et à dr. Deborah Vouilloz. Tout à droite, Marianne de Cocatrix, qui a rendu sa couronne.
La Suisse est décidément un pays plus multiculturel que jamais et les concours de Miss sont là pour le prouver. Après Whitney Toyloy élue Miss Suisse, c'est Liliane Murenzi, mi-Rwandaise, mi-Suisse, qui a été sacrée Miss Suisse romande, hier à Martigny (VS). Très émue, elle a parlé d'un «moment inoubliable»
Bertrand Monnard - le 09 mai 2009, 23h37
Le Matin Dimanche
A vrai dire, il n'y a pas eu de suspense. Silhouette parfaite, grande, élancée, le port altier, la jeune femme de 24 ans a irradié la soirée. Tout chez elle respire la grâce. Le visage est parfaitement dessiné, le regard droit, à la limite de l'arrogance, les sourires rares, mais parfaitement distribués. Un peu comme si elle avait fréquenté les podiums toute sa vie. Julien Lepers, animateur de la soirée, l'a d'ailleurs confirmé: «Liliane a été élue à une large majorité.»
En bas du podium, toute sa petite famille est folle de joie. Débarqué du Rwanda en 1994, le papa est juriste à Neuchâtel, la maman, d'origine saint-galloise, est enseignante. Liliane est la deuxième des quatre filles du couple. «Miss Suisse romande a été un défi personnel, a-t-elle déclaré pendant la soirée. Des amis m'ont convaincue de m'inscrire, et à 24 ans je me suis dit: c'est maintenant ou jamais!» Le défi a été parfaitement relevé. En lui remettant la couronne, Marianne de Cocatrix, Miss Suisse romande 2008, lui a donné ses conseils: «Vis cette année à 100%, profite de chaque instant, car tout cela passe très vite.»
Deux dauphines valaisannes
Liliane Murenzi travaille comme designer en bijouterie. «J'adore la création, l'architecture. J'ai découvert Gaudí lors de mon dernier voyage à Barcelone.»
Derrière elle, les deux places de dauphines ont été trustées par les régionales de l'étape, les deux concurrentes valaisannes, soutenues par les supporters les plus bruyants. Ainsi Céline Pelissier, de Grimentz, a fini deuxième, et Deborah Vouilloz, de Saxon, troisième.
Le CERM de Martigny affichait presque complet. Malgré ses dizaines de fiches, Julien Lepers, l'incontournable animateur de «Questions pour un champion», a multiplié les approximations sur la Suisse, qu'il connaît de toute évidence plutôt mal. Question: la Romandie ne compte-t-elle pas assez d'animateurs de talent?
| Un des jurés de la soirée, Christian Constantin tenait une forme olympique
Avec son sens de l'humour décapant, cet art de se moquer de tout, Christian Constantin l'avait clamé haut et fort: s'il avait accepté d'être membre du jury de Miss Suisse romande, c'est parce qu'il est macho et qu'il l'assume. En ce samedi après-midi, le jury attend les candidates, dans les coulisses, autour d'une table, à la bonne franquette. Cravate rose, Constantin est dans une forme olympique. A côté de lui, d'autres membres du jury semblent prendre leur rôle très au sérieux. Dano Halsall étudie doctement les candidates. La comtesse Catherine Donin de Rosière répète que la beauté vient de l'intérieur, tandis qu'Yves son mari tient leur chien-chien dans ses bras. «Moi, en Valais, je n'aime pas Crans, je préfère Verbier», glisse le mari de la comtesse. «Oh, tant que tu viens en Valais...» lui répond Constantin en le tutoyant immédiatement. «Franchement, Alain Delon, c'est quand même autre chose», s'exclame, rigolard, Constantin en voyant débarquer André Reithebach, élu Mister Suisse samedi dernier. Les Miss défilent et, à chaque parole ou presque, Constantin y va de son gag. «On touche direct», sourit-il. Il n'en rate pas une. «J'habite Puplinge», glisse Fanny Vuille, une candidate genevoise. «Moi, ma première bonne amie Marianne habitait Puplinge, mais ça date», enchaîne Constantin. Je viens d'ailleurs de construire le chalet de son mari au col des Planches.» Intéressant, non? Question gag de Constantin: «A Lausanne, sais-tu s'il y a plus de descentes ou de montées?» «Et ton truc de Miss, c'est pourquoi?» interroge Constantin. «Un défi personnel, je veux aller au bout des choses», répond la Miss, fidèle au cliché habituel. Le président du FC Sion, un brin paternaliste, lui donne un conseil. «Sur la scène, sois nature, te prends pas la tête.» On n'entend que lui, c'est le show Constantin. Arrive Mélanie, une autre Genevoise. Olivier Delaloye, comme pour exister, la mitraille des questions convenues dans ce genre de concours. «Qu'est-ce qui te motive, de quoi rêves-tu dans la vie?» Petit silence puis Constantin reprend vite la main. «Ecoute, lance-t-il à Mélanie, s'il t'emmerde avec ses questions, tu n'as qu'à le lui dire.» «Tu fais quoi comme sport?» enchaîne Constantin. «Beaucoup de footing, le plus souvent avec mon golden qui a des yeux jaunes.» «Tiens, moi j'ai un labrador, mais il n'a pas les yeux jaunes», enchaîne le président. Même la comtesse se fend d'un sourire. Mais pas le chien-chien. http://www.lematin.ch/people/neuchateloise-rwanda-miss-suisse-romande-119089 |
mardi 28 avril 2009
Témoins d’ailleurs, les voix de l’humanité
Venus des quatre coins du monde, des artistes questionnent leur histoire, leur mémoire, la guerre, l’exil. Pour sa deuxième édition, le festival Témoins d’ailleurs s’ouvre à d’autres disciplines : théâtre, musique, danse, conte...
Initié la saison dernière autour du théâtre, Témoins d’ailleurs amplifie son écho en élargissant son horizon artistique. D’Iran, d’Afrique noire, du Vietnam, du Maghreb, ces voix lointaines, ces voix si proches, portent une parole forte et contemporaine, rappelant que la diversité culturelle de l’humanité est une richesse qu’il est fondamental de préserver.
Une richesse passant par les montagnes iraniennes, avec Amid the clouds, de l’auteur et metteur en scène Amir Reza Koohestani, qui ancre ici la rythmique de la tradition perse dans la réalité des camps de réfugiés. Passage par le Rwanda, aussi, avec Igishanga, de Jean Hatzfeld : porté par Isabelle Lafon, le témoignage de deux survivantes du génocide apporte la preuve, poétique, lucide, intelligente, que l’humanité tient bon malgré tout.
L’humanité tient bon !
La danse fait son apparition au coeur du jeune festival colmarien, mettant en lumière la quête de la Vietnamienne Ea Sola, qui cherche, dans un solo baptisé Air Lines, à faire émerger la beauté d’un geste non-violent. Le langage de la musique élargit encore l’horizon, avec des chansons traditionnelles du Maghreb incarnées par les sept artistes du groupe Noujoum.
Témoins d’ailleurs invite les plus jeunes à s’interroger eux aussi, en famille, sur la diversité de l’humanité. Le Zaïrois Mukuna Kashala illustre ainsi en musique, lecture, peinture et marionnettes, le célèbre conte Kirikou et la sorcière. Et pour prendre conscience que les langues appartiennent à notre patrimoine commun, Thierry Bédard a imaginé un formidable Musée des Langues, de toutes les langues parlées dans le monde.
Histoire d’aller encore plus loin dans ces échanges, les artistes du festival se réunissent pour rencontrer le public, sous la houlette du philosophe Francis Fischer. Un moment intense, pour partager les réflexions et les émotions de ces Témoins d’ailleurs...
Amid the clouds (en farci surtitré en français)
Ma.12 et Me.13 à 19h
Igishanga
Ma.12 et Me.13 à 21h30, Je.14 et Ve.15 à 19h
Un musée des langues
Me.13 à 15h et 19h
Air Lines
Ve.15 à 21h, Sa.16 à 19h
Kirikou et la sorcière
Sa.16 à 10h et 14h30
Noujoum
Sa.16 à 21h30
Rencontre avec les artistes du festival
Sa.16 à 16h
Renseignements :
Atelier du Rhin, Théâtre de la Manufacture à Colmar
03 89 24 31 78 - www.atelierdurhin.com
Tarifs : de 5,50€ à 18€ le spectacle
Pass festival : 30€ les 3 spectacles et 10€ le spectacle supplémentaire
Repas africain servi dès 20h : 10€ sur réservation
http://www.jds.fr/magazine/actualite/temoins-d-ailleurs-les-voix-de-l-humanite-17112_A
samedi 14 mars 2009
La faim musicale des Ogres
ZÉNITH DE PAU. Les Ogres de Barback sont en réalité de sympathiques frères et soeurs. Ils seront en concert jeudi
Les Burguière seront sur la scène du Zénith de Pau, jeudi 19 mars. (photo archives nicolas le lièvre)
« Sud Ouest ».
Vous venez avec le spectacle « Fin de chantier » qui marquera une date dans votre carrière, n'est-ce pas ?
Fred Burguière. Oui, cela fait maintenant trois ans que nous jouons ce spectacle. Il est rare pour nous de tourner plus d'un an et demi le même. Fin de chantier signifie qu'on est sur la fin de ce spectacle. Nous terminons mi-avril, à Nancy.
Vous venez avec un décor très imposant ?
C'est un décor important, avec beaucoup de choses à regarder, de la vidéo, une grue, etc. Ça, c'est pour le côté festif, une sorte de continuité avec notre parcours avec les Hurlements de Léo. Nous avons, grâce à eux, gagné un public nombreux avec beaucoup de jeunes.
Mais au bout d'un moment, nous ne nous retrouvions pas dans cet esprit uniquement festif. Nous avons eu envie de mettre en valeur les textes, les arrangements. « Fin de chantier » est donc un mélange de fête et du reste.
Il y a donc une grande variété de rythmes. Nous avons des passages avec cinq-six chansons calmes et après cela bouge beaucoup.
On ne voulait pas que le public arrive uniquement pour danser. On avait envie qu'ils écoutent et qu'ils se lèvent ensuite quand ils en ont envie.
Vous êtes en train de vieillir ?
Ça se peut aussi. (Ils ont tous les quatre la trentaine, NDLR)
Quels messages voulez-vous faire passer dans vos chansons ?
Nos textes décrivent des scènes de la vie, des choses simples qui font parfois apparaître des choses injustes. Nous voulons éviter d'écrire des textes moralistes. Nous laissons la place à la réflexion de chacun.
Vous êtes une fratrie, avec un petit frère de 14 ans qui pourrait vous rejoindre.
Comment expliquez-vous cette destinée musicale commune ?
Mon père était un musicien de piano, puis il a intégré un quatuor. Et ma mère était... tolérante. Il y avait tout le temps de la musique à la maison. Il y avait des instruments partout. Nous étions très libres d'en jouer quand cela nous chantait. Nous avons eu des expériences dans de nombreux groupes dès le collège. Nos parents nous ont poussés et ont toujours été très compréhensifs.
Vous affichez une belle réussite, avec 350 000 albums vendus, 1 200 concerts ? Quelle est votre recette ?
Nous avons fait énormément de concerts et nous avons toujours beaucoup travaillé la scène de manière très respectueuse pour le public. Nous voulons nous donner tout le mal nécessaire pour offrir un spectacle de qualité. Nous privilégions vraiment la scène, avec une vraie exigence, une qualité musicale que chacun travaille.
Que se passera-t-il après « Fin de chantier » ?
Nous enregistrons notre deuxième album pour enfants. Ce sera le retour de « Pitt Ocha ». Pour cela, nous sommes allés en Mongolie, au Rwanda et ailleurs, et nous avons enregistré de nombreuses langues. L'album contiendra donc plein de chansons en français, mais aussi en breton, occitan, etc. Le CD est prévu pour novembre.
Êtes-vous toujours les quatre frères et soeurs ensemble ? Y compris dans la vie ?
Moi j'habite Cergy, mon frère à Béziers, une soeur à Lyon et une autre aux Vans, en Ardèche. Donc, nous n'habitons pas ensemble, mais nous nous voyons souvent. On passe nos vacances ensemble.
Les Ogres de Barback, jeudi 19 mars, à 20 h 30 au Zénith de Pau. Tarifs : 26 ?. À l'entrée, le DVD « Fin de chantier » est offert à chaque détenteur d'une place. Points de vente habituels.
http://www.sudouest.com/bearn/loisirs-culture/article/529593/mil/4282540.html
Auteur : Recueilli par Odile Faure
o.faure@sudouest.com
dimanche 8 mars 2009
Fespaco: "Teza" de l'Ethiopien Hailé Gérima décroche l'Etalon de Yennenga
Sélomé Gerima, la soeur du réalisateur éthiopien Haïlé Gérima, le 7 mars 2009 à Ouagadougou
OUAGADOUGOU (AFP) — Le film "Teza" de l'Ethiopien Haïlé Gérima a remporté samedi l'Etalon d'or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), véritable institution du "7e art" en Afrique.
Hailé Gérima dont l'oeuvre figurait parmi les favoris est absent de Ouagadougou. Il a donc été représenté par sa soeur Selome Gérima, coproductrice du film.
"Teza" traite de l'époque de la dictature de Mengistu Haïlé Mariam dans les années 70 et 80 et a déjà remporté le prix spécial du jury et le prix du meilleur scénario à Venise (Italie).
Né à Gondar (Ethiopie) en 1946, Gérima s'est installé en 1968 aux USA, où il a intégré une école de réalisateurs noirs à Los Angeles. Il est professeur de cinéma à l'Université de Howard depuis 1975.
L'Etalon d'argent est revenu au film "Nothing but the truth" du Sud-Africain John Kani qui traite du racime pendant et après l'apartheid. L'Etalon de bronze a été attribué à "Mascarades", une comédie de l'Algérien Lyes Salem à propos d'une cérémonie de mariage sans... le marié.
La cérémonie, rythmée par des spectacles de danses et de la musique, s'est déroulée dans le plus grand stade de Ouagadougou, d'une capacité de plus de 37.000 places, mais qui n'était qu'à moitié plein alors que l'entrée était gratuite.
La fête du cinéma africain, qui soufflait cette année ses 40 bougies, a été quelque peu ternie par des problèmes liés à l'organisation.
Des festivaliers se sont plaints de ne pas disposer d'accréditations pour accéder aux salles et les réalisateurs ont été dépités par la cacophonie dans la programmation de leurs films plusieurs jours après l'ouverture.
Par ailleurs, la décision des organisateurs d'interdire les projections de films en plein air qui faisaient l'originalité du Fespaco a tué l'effervescence populaire.
Résultat: les salles ont été occupées par des festivaliers et autres touristes fortunés. Seul le film "Coeur de lion" du Burkinabè Boubacar Diallo a pu attirer les Ouagalais au cinéma.
Cette édition a aussi été marquée par un hommage des organisateurs au réalisateur sénégalais Ousmane Sembène.
Considéré comme le "doyen des cinéastes africains et pionnier du Fespaco" avant son décès en juin 2007, M. Sembène a été décoré à titre posthume par le gouvernement burkinabè.
Une avenue près de la présidence burkinabè a été baptisée en son nom. Les organisateurs ont aussi érigé une statue en son honneur et organisé des conférences et des expositions sur sa vie.
Un budget de 1,5 million d'euros a été nécessaire à l'organisation de ce 21ème Fespaco dont le jury officiel long métrage est présidé par le réalisateur burkinabè Gaston Kaboré.
Vainqueur lui-même en 1997 de l'Etalon de Yennenga avec son film "Buud Yam", M. Kaboré, 58 ans, est assisté de sept personnes. La réalisatrice tunisienne, Moufida Tlati, 52 ans, la critique américaine Diarah N'Daw Spech, le Nigérian Olga Balogun, la militante rwandaise des droits humains, Monique Mujawamanya et la cinéaste Flora Gomez de la Guinée-Bissau.
La 14è édition du Marché international du cinéma et de la télévision africain (MICA) a été également organisée en marge de ce Fespaco.
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http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g_ovmffItW2Kc7IsiHJSCsi-4mGQ
mardi 10 février 2009
Les festivals africains à l'honneur à la Berlinale
La DW-Akademie propose un programme de formation pour les responsables de festivals cinématographiques en Afrique et en Asie. Rencontre avec Émilienne Benurugo, responsable de la programmation du « Rwanda Film Festival".
Chaque année, la DW-Akademie, le centre de formation de la Deutsche Welle, propose un programme de formation continue pour les responsables de festivals cinématographiques en Afrique et Asie. Une formation continue en grandeur nature puisqu'elle se déroule en grande partie pendant toute la durée de la Berlinale. Parmi les participants de la session 2009, il y a Émilienne Benurugo. Elle est Rwandaise et responsable de l'acquisition de films pour le « Rwanda Film Festival », un festival qui fêtera en juin prochain son cinquième anniversaire. Sophie Grènery l'a rencontrée à la Berlinale.
http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4017217,00.html
samedi 7 février 2009
Que faire cette fin de semaine: Comment poussent les bananes?
....Avec Perpétue Muramutse, conteuse rwandaise. Le samedi 7 février 2009 - 13 h 30 . Dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs. C'est l'histoire d'un petit Québécois d'origine africaine qui choisit comme projet scolaire de faire pousser des bananes, un procédé secret que sa tante lui a confié. Réussira-t-il à mener son projet à terme? Pour le savoir, il faut assister à la présentation du conte! Les enfants de 5 à 10 ans sont ensuite invités à faire un bricolage, à observer des objets en feuilles de bananier ainsi qu'à déguster différentes sortes de bananes. Inscription obligatoire au 514 620-6257. Bibliothèque de L'Île-Bizard 500, montée de l' Église Information 514-620-6257
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